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Ariana Coppens L'espoir du royaume d'Elfina von Kouto, Danielle F. (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.11.2016
  • Verlag: Books on Demand
eBook (ePUB)
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Ariana Coppens

Ariana ignore qu'elle est la fille de la reine des fées des nuages et qu'elle a un frère jumeau. Tous deux ont été adoptés sur terre par des familles différentes, afin qu'ils échappent au sort lancé sur le royaume d'Elfina par un redoutable sorcier. Incarnant l'espoir de ce royaume, parviendra-t-elle à sauver sa communauté grâce aux pouvoirs magiques hérités de sa mère ? Car le royaume des fées est si mystérieux... Danielle Francine Kouto est née en Côte d'Ivoire en 1974 dans une famille nombreuse, où elle a vécu jusqu'à ses dix-huit ans. Études du tourisme à Bruxelles en Belgique, diplômée en I.A.T.A. (Association internationale du transport aérien). Elle s'installe en Allemagne, après un bref séjour aux États-Unis et en France. Fascinée par les contes de fées et les histoires que racontait son père, au clair de la lune, elle s'imagine en fée avec une baguette magique. Enfant, elle voit les horreurs et la tristesse à la télévision, elle rêve de transformer ce monde en havre de paix, et mettre la joie dans le coeur des enfants. Ce n'est que quelques années plus tard alors que ses enfants lui demandent de leur lire une histoire avant de se mettre au lit qu'elle eût l'idée d'écrire, l'histoire de la petite fille qui vit dans deux mondes différents : celui des humains et des êtres super-naturels.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: AdobeDRM
    Seitenzahl: 452
    Erscheinungsdatum: 29.11.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322116492
    Verlag: Books on Demand
    Serie: Ariana Coppens 1
    Größe: 880 kBytes
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Ariana Coppens

II

Le coup de fil

Des mois s'étaient écoulés depuis qu'Effira était apparue à Anne Katherine.

La voisine d'en face, madame Lens, une jeune femme brune aux yeux bleu clair qui travaillait au bureau de poste près de la place de la Vaillance, avait une fille se prénommant Valériane, plus âgée qu'Ariana. Anne Katherine jugeait que Valériane s'habillait de façon vulgaire et sombre : elle avait en effet des piercings dans le nez, sur les lèvres, et toutes sortes de bagues en forme de dragons. On aurait cru voir un fantôme sorti tout droit du livre de la famille Adams.

Voyant Valériane ainsi accoutrée, Anne Katherine avait décidé que sa fille n'irait jamais chez ces gens-là.

Elle avait fait la connaissance de madame Lens à l'école sociale de Bruxelles, où elle s'était inscrite pour apprendre le néerlandais. La première approche ne fut pas celle qu'elle avait espérée. Il n'était donc pas question que " son " Ariana se mette à fréquenter cette famille dont le père passait ses journées dans le quartier de la gare du Midi à picoler dans les bars.

Ce soir-là, Anne Katherine alla au rendez-vous de maître Bondieu, avocat au barreau de Bruxelles, un associé de monsieur Van Der Meerch qui travaillait dans le même bureau. Cédric Bondieu avait des cheveux bruns bouclés, des yeux bleus, et son visage ovale se terminait par un menton pointu. De taille moyenne, il était toujours impeccablement vêtu en raison de son travail.

Ces deux-là étaient amants depuis qu'Anne Katherine avait foulé le sol belge. Ils s'étaient juré de ne révéler à personne leur idylle, car ils étaient mariés chacun de leur côté. Cependant, pour honorer ce fameux rendez-vous, Anne Katherine n'eut pas d'autre choix que de laisser Ariana chez les Lens.

Dans l'entrée de l'appartement des Lens, des statues et des masques africains exhibés sur le mur du couloir laissaient à penser que ces gens-là avaient beaucoup voyagé. Des photos montraient aussi des portraits de tous les rois belges jusqu'à Baudouin. Les fauteuils étaient de couleur marron sombre. Comme madame Lens aimait bien faire les brocantes, elle ramenait toutes ces vieilleries chez elle. Du coup, son salon était si sombre qu'on peinait à distinguer quelque chose de luisant. C'est dans ces vieilleries que Valériane exposait son artillerie de boucles et de bagues représentant des têtes de morts ou des squelettes de chiens, et ses teintures de cheveux. À la pensée d'essayer toutes ces horreurs, Ariana frémit. Mais peu de temps après, elle fut autorisée à porter quelques-unes de ces horreurs étalées sur le tapis rouge du salon.

- Qu'est-ce qu'elles sont laides... Beurk ! s'exclama Ariana d'un air dégoûté.

Mais à la fin de la soirée, bien qu'elle les eût trouvées laides, cela ne l'empêcha pas de faire un beau défilé avec les boucles d'oreilles et les bagues.

Le lendemain au petit matin, quand elle le raconta à sa mère, Anne Katherine sentit son coeur bondir de colère et fit un bond en arrière. Le visage fermé, elle aboya :

- Tu ne verras plus jamais ces gens ! En tout cas, ce ne sont pas des gens normaux, déclara-t-elle d'un air furieux. Je ne veux pas que tu leur ressembles !

- Maman, n'oublie pas que je n'y suis pas allée de moi-même. C'est toi qui leur as demandé de me garder car tu ne voulais plus que les Van Buillers me gardent. Ils étaient pourtant gentils. Et la baby-sitter dans tout ça ? Qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'elle ne revienne plus ?

- Ma chérie, j'avais de bonnes raisons de le faire. Monsieur Van Buillers racontait à qui voulait l'entendre que nous étions des voisines mystérieuses. Patricia, la baby-sitter, a choisi toute seule de ne plus revenir.

- Alors, combien de temps cela va-t-il durer ? Est-ce que j'aurai un jour une nounou ? gronda Ariana, tout en se dirigeant vers sa chambre pour y cher

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