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Clovis Djihad 4.0. von Stener, Christophe (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 30.05.2016
  • Verlag: Books on Demand
eBook (ePUB)
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Clovis

Dans ce quatrième tome de Djihad 4.0, Malik Benamar, lieutenant de la DGSI, va mettre à jour un triple complot contre le Pape François à l'occasion de sa visite pastorale en France. Le Saint-Père est visé par un attentat kamikaze de Daech mais aussi par la folie d'un prêtre sédévacantiste tandis qu'un prêtre pédophile imagine se faire réintégrer dans l'église par un simulacre d'attentat. Le destin croisé de trois jeunes gens, Clothilde, qui prend le voile, fuyant l'amour de Martin qui s'engagera dans un groupuscule ultranationaliste catholique intégriste sous le nom de Clovis et Odile, ex scoute, convertie au radicalisme islamique, rencontre le chemin du pape du XXIe siècle venu adresser la Fille aînée de l'église, en cette fin de Jubilé de la Miséricorde, causant quelques remous à quelques mois de l'élection présidentielle.

Christophe Stener poursuit, avec Clovis, la saga Djihad 4.0 sur les enquêtes du lieutenant Malik Benamar de la DGSI : Exposée, Double feu, 14 Juillet. A lire également Le conflit en Irak et en Syrie, expliqué aux lycéens, ouvrage collectif qu'il a dirigé, également aux éditions BOD.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 272
    Erscheinungsdatum: 30.05.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322078899
    Verlag: Books on Demand
    Serie: Djihad 4.0 .4
    Größe: 348kBytes
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Clovis

Clovis

décembre 2015

Clovis ne s'appelait pour l'état-civil pas Clovis mais Martin. Ses parents l'avaient nommé Martin par référence à Martin Luther King, leur idole. Un prénom très français, euphonique, riche de références pacifistes qui ravissait leur âme babacool. Clovis était le 'nom de guerre' choisi par Martin, nom que ses parents ignoraient comme ils ne savaient rien de ses engagements dans les mouvements ultranationalistes.

Les parents de Martin/Clovis, Pierre et Élise, avaient 'fait mai 68', ce qui, à leurs yeux leur donnait un certificat de rebelles à vie. Ils s'étaient rencontrés lors d'une AG dans un amphi de la faculté de lettres de Panthéon Sorbonne où Dany le rouge (Daniel Cohn-Bendit) était venu, de Nanterre, prêcher les fils de bourgeois, les appelant à rejoindre le mouvement de contestation de l'état gaulliste. "Faites l'amour, pas la guerre" était un slogan simple, aussi évident qu'une parole du Christ. Un slogan facile à mettre en oeuvre immédiatement et chacun des coïts des deux jeunes étudiants en lettres modernes leur semblait contribuer à la révolte.

Quand Pierre et Élise après avoir copulé sous les murs taggés de la faculté fondée par Robert de Sorbon au XIIème siècle se firent expulser par les CRS de Papon, ils décidèrent de prendre un congé sabbatique pour élever des chèvres sur le plateau du Larzac. Les seuls animaux qu'ils aient jamais vu dans leur vie urbaine étaient des chats et des chiens, des hamsters également et ils furent très perplexes devant le comportement chicanier des chèvres qui refusaient de se laisser traire et l'agressivité testotéronée du bouc. L'odeur sure des fromages en affinage mêlée au musc du bouc en rut finirent par épuiser leur enthousiasme; ils rentrèrent finir leur licence au bout d'un an d'eau fraîche et de mépris des vrais paysans à l'égard des hippies. Les soixante glorieuses leur furent propices. Pierre devint publicitaire et Elise rédactrice de mode. Ils purent acheter un appartement rue Montorgueuil, s'abonnèrent à Libération et à Canal +, et s'établirent dans une existence repue de bobos satisfaits.

Clovis avait été conçu sur le tard. Elise avait franchit le cap de la quarantaine. La chronique médicale de son magazine pour femmes modernes détaillait les risques accrus d'une grossesse tardive. Sans prévenir Pierre, elle cessa de prendre la pilule et conçut Clovis un soir de Saint-Valentin où le couple avait expérimenté le cadeau de Pierre très tendance chez les couples libérés : une paire de menottes et un canard sextoy Sonia Rykiel, après avoir fumé de l'herbe colombienne de première qualité procurée par le jeune pigiste qui draguait Elise au bureau. Pierre s'était installé dans le rôle du père moderne, portant le bébé en kangourou, changeant ses couches et lui donnant le biberon du milieu de la nuit.

Entouré d'amour, forci aux aliments macrobiotiques, dûment catéchisé par le récit de leurs barricades, ratiociné lors des dîners avec d'autres anciens gauchistes repentis et ventrus, Martin fut traité comme un adulte dés sa dixième année par des parents absents qui allèrent chercher une seconde jeunesse dans des accouplements adultères et décidèrent de divorcer 'en bonne intelligence' car ils étaient, évidemment, restés pacifistes dans l'âme. Martin de retrouva donc, à quinze ans, saturé de guimauve et de bons sentiments, affligé d'une marâtre tatouée comme Angelina Joly et de deux frères et soeurs trop jeunes pour être autre chose que des encombrements. Elise se mit en couple avec une jeune styliste black, exhiba une nouvelle coupe de cheveu à la Jeanne d'Arc et roulait des patins à sa meuf dans la cuisine. Pierre et Elise adressèrent à Martin les mots sentencieux du manuel de la psychanalyste Toldo 'Comment réussir son divorce en épargnant les enfants' et s'élancèrent avec enthousiasme vers la soixantaine. Martin se refusant

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