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Jean Diable - Tome II von Feval, Paul (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
eBook (ePUB)
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Jean Diable - Tome II

En 1817, Gregory Temple, Superintendent de Scotland Yard, est mystifié par les actions d'un mystérieux criminel qui se fait appeler Jean Diable. Le premier détective scientifique d'Europe sera-t-il en mesure de démasquer son insaisissable adversaire avant que ce dernier ne réussisse a faire évader Napoléon de Sainte-Hélene? - Écrit en 1861, Jean Diable est le premier roman policier a mettre en scene un détective de la police, a l'opposer a un tueur en série, dans le cadre d'un complot dont la réussite pourrait changer l'histoire du Monde. Bien avant Fantômas et Sherlock Holmes, Paul Féval invente ici le thriller moderne.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 210
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635258604
    Verlag: Booklassic
    Größe: 637kBytes
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Jean Diable - Tome II

II - Poulets vierges.

Le wiskey de pommes de terre flambait de tous côtés, mêlant ses âcres parfums à toutes les infâmes odeurs qui viciaient l'atmosphère de cet antre. Jenny Paddock avait repris sa place au comptoir ; les puits avaient leurs sociétés de joueurs ; quelques fillettes ivres dansaient toutes seules, pâles et hâves, tandis que les enfants poitrinaires toussaient, grouillaient et jouaient dans la boue ; çà et là des ivrognes solitaires fixaient leurs yeux abrutis dans le vide. Un peu plus loin, Paddy l'Irlandais, que rien ne peut guérir de son bavardage enfilait ses jurons gaéliques et ses histoires du pays, que personne n'écoutait ; il y avait ( infandum ), des couples amoureux qui se parlaient tout bas. Et quelle est, Seigneur ! la langue de l'amour au fond de ces insondables égoûts ! D'autres échangeaient à l'écart des coups de poing silencieux ; d'autres encore dormaient vautrés en travers du chemin. La jolie Molly, semblable au tonneau des Danaïdes, essayait en vain de s'emplir et portait le diable en terre en poursuivant sa chanson sinistre.

Il y avait longtemps qu'on ne s'était si bien diverti au Sharper's !

- La joyeuse Angleterre pour toujours ! dit le gentleman Ned qui regardait ce tableau avec attendrissement. Je reviens de France, et j'avais besoin de me réchauffer le coeur !

- Oui, oui, répondit Saunie, le juge bamboche ; il n'y a que Londres encore pour se divertir honnêtement entre camarades... Avez-vous vu les vieilles mains de Paris, maître Ned ?

Le petit clerc haussa les épaules avec un souverain mépris.

- La misère ! murmura-t-il. La police a droit de se promener partout.

Saunie ouvrit de grands yeux étonnés, comme si on lui eût parlé de quelque barbare coutume de l'empire chinois.

- La police, partout ! répéta-t-il. Mais comment font les camarades ?

- La misère ! répéta Ned à son tour. Les Français ne sont pas des hommes, tu sais bien. J'en ai boxé quatre à moi tout seul, sans lâcher le parapluie de ma jolie Molly que j'avais sous le bras... Et Molly avait la tête au-dessus de tous leur soldats... La misère !... Leur vin est plus faible que notre petite ale, leur brandy est pâle comme l'eau de la Tamise, leur viande ne saigne pas sur la table ; vous croisez cent hommes dans les rues sans voir une seule joue gonflée par une bonne chique, et quand ma douce Molly allumait sa pipe dans leurs tavernes, toutes leurs femelles de singe riaient en se bouchant le nez... La misère !... si une fois Londres était bien connu sur le continent, il ne resterait pas un seul Parisien dans Paris ! Mais nous ne sommes pas ici pour causer, vieille main, - Si le prix des témoins ne me convient pas, il me faut le temps d'aller jusqu'au spirit shop d'Inner-Temple.

- Auriez-vous bien le coeur de prendre vos témoins dans Inner-Temple, maître Ned ? se récria Saunie. Les affaires ne vont pas ici, et nous avons besoin de gagner notre vie. Il y a témoins, et témoins, vous savez ?

- Il me les faut premier choix ; c'est une grande machine. Et je peux bien vous dire que ça serait tant pis pour celui qui nous tromperait.

- Pour qui travaillez-vous maintenant, maître Ned ?

Le petit clerc tourna vers lui son oeil clignotant et goguenard.

- Si on te le demande, vieille-main, répliqua-t-il, je te charge expressément de répondre que tu n'en sais rien.

- Cela suffit, cela suffit, M. Knob ! grommela le juge bamboche. Chacun a ses affaires. C'était seulement pour avoir des nouvelles Noll Green, notre boxeur, et de l'avaleur d'ale, Dick de Lobacher, qui sont pour sûr là-dedans.

Ned baissa les yeux, et les rides de son front se creusèrent.

- Ils sont fixés en France tous deux, murmura-t-il.

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