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Les Compagnons du trésor - Les Habits Noirs - Tome VII von Feval, Paul (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Les Compagnons du trésor - Les Habits Noirs - Tome VII

Les deux derniers tomes de ce cycle criminel ont pour theme central la recherche frénétique du trésor des Habits noirs, caché jalousement par le colonel Bozzo. Dans les Compagnons du trésor se trouve entrelacée a cette quete la sanglante loi de succession de la famille Bozzo, dont l'ancetre est Fra Diavolo: le fils doit tuer le pere pour lui succéder, a moins que le pere ne tue le fils. L'architecte Vincent Carpentier, qui a construit la cache du trésor pour le colonel Bozzo, est poursuivi par l'idée fixe de la retrouver. Son fils adoptif, le jeune peintre Reynier, découvre par hasard qu'il est le petit-fils du colonel Bozzo...

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 293
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635255948
    Verlag: Booklassic
    Größe: 830 kBytes
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Les Compagnons du trésor - Les Habits Noirs - Tome VII

Chapitre 2 Au dessert



En vérité, dans cette maison, tout était respectable. Le dîner était servi avec une abondante simplicité, et les domestiques eux-mêmes vous avaient tournure de ces vieux valets qu'on admire dans les images de La Morale en action.

Le colonel ne buvait que de l'eau, mais sa main tremblante et en même temps guillerette remplissait souvent le verre de Vincent Carpentier. Quant à Fanchette, elle mangeait et gazouillait comme un oiseau.

- Il faut que tu saches tout, père, disait-elle. Jamais il ne te racontera son histoire comme à moi. Ils ont été d'abord bien heureux, j'entends sa femme et lui. Elle s'appelait Irène comme la petite bien-aimée. Elle était belle, belle, mais belle ! et toute jeune. Monsieur Vincent avait un cabinet. Il faisait pas mal d'affaires pour un débutant, mais crac, voilà que madame Irène devient pâle et qu'elle commence à tousser, quelques mois après avoir mis au monde la mignonne, qui est tout son portrait. Les médecins viennent et ordonnent les eaux, puis l'Italie ; on ne travaille plus. Et, vois-tu, ce n'est pas son argent que monsieur Vincent aurait voulu donner, c'est son sang, c'est sa vie...

- Pauvre monsieur Vincent ! interrompit le colonel, qui réussit assez bien à dissimuler un bâillement. Voilà un bien grand malheur !

- Cela dura trois ans, continua Fanchette. Madame Irène mit tout ce temps-là à souffrir et à mourir. Quand monsieur Vincent revint en France tout seul et en deuil, il avait deux enfants à nourrir, parce qu'il ramenait avec sa fille, un joli petit garçon que madame Irène aimait bien et qu'ils avaient rencontré en Italie. Il a pour nom Reynier, il sera bientôt un jeune homme. Pour les élever tous les deux, Reynier et la petite Irène, monsieur Vincent reprit la truelle et travailla de ses mains...

- Mignonne, fit le colonel en repoussant son assiette, tu racontes comme un ange. Quelle heure est-il ?

- Et bien heureux encore de l'avoir rencontré, ce Reynier ! continua Fanchette avec l'impétueuse obstination des enfants à qui on veut enlever la parole. Tu crois toujours tout savoir, père, et c'est ce qui te trompe. Reynier n'est pas une charge maintenant, Reynier garde la maison, Reynier fait le ménage, il apprend à lire et à écrire à ma petite Irène. Ah ! s'il trouvait à travailler pour soulager son ami ! Tiens ! regarde ! Monsieur Vincent a les larmes aux yeux, et tout à l'heure il me disait : cet enfant-là est la bénédiction de Dieu dans ma maison. Sans lui, qui garderait ma chérie ? Je n'ai aucune inquiétude tant qu'il est près d'elle. C'est un homme pour la force et surtout pour le courage. Pour les soins, pour la tendresse, c'est une femme. Il me semble que je laisse ma petite Irène avec une soeur aimée. Il a dit mieux que cela ! n'est-ce pas, monsieur Vincent, vous avez dit : " Il me semble que je la laisse avec sa mère ! "

Vincent tourna vers elle un regard reconnaissant, mais il dit :

- C'est trop parler de moi et de mes affaires, mademoiselle.

- Du tout, du tout, fit le colonel, ça m'amuse. Fanchette est la maîtresse ici, pas vrai, trésor ? Elle s'assoirait sur la tête du bon papa-gâteau, si elle voulait. Je n'ai plus qu'elle à aimer, monsieur Vincent, aussi...

- Aussi, tu vas me renvoyer, père, interrompit la fillette, dont le visage pétillait de spirituelle bonté, je lis cela dans tes yeux. Eh bien ! je vais être obéissante et me sauver tout de suite, si vous voulez me permettre quelque chose, monsieur Vincent et toi. Va, ce n'est pas toi qui feras le plus grand sacrifice. Je veux que Reynier aille au collège et Irène en pension. Est-ce dit ?

Elle s'était levée et ses lèvres roses restaient suspendues au-dessus du front du grand-père.

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