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Les Habits Noirs von Feval, Paul (eBook)

  • Verlag: Books on Demand
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Les Habits Noirs

Premier volume d'une série de huit titres, Les Habits Noirs sont centrés sur les aventures d'André Maynotte. En 1825, celui-ci est un brave artisan armurier qui vit à Caen avec sa ravissante épouse Julie et leur bébé. Simple, honnête et travailleur, il nage dans l'aisance et le bonheur conjugal. Jusqu'à ce qu'un coup de foudre ne vienne détruire cette félicité : un riche banquier de la ville, M. Bancelle, est dévalisé. Les 400.000 francs qu'il gardait chez lui dans son coffre-fort à secret sont volés. Et tout accuse André : il a travaillé sur le coffre et le voleur a laissé dans l'espèce de piège à loup qui en défend la serrure un "brassard de fer" qui a protégé son bras et qui appartenait à Maynotte. Celui-ci est jeté en prison, tandis que Julie s'enfuit. Paul Henry Corentin Féval est né le 29 septembre 1816. Il est un écrivain français, dont l'oeuvre composée de romans populaires édités en feuilletons, eut un succès considérable de son vivant. Il décéda le 7 mars 1887 Au XIXe siècle, sa notoriété égalait celle d'Honoré de Balzac et d'Alexandre Dumas.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 796
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322164769
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 858 kBytes
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Les Habits Noirs

Deuxième partie

Trois-Pattes

I

L'Aigle de Meaux n° 2

Derrière la basilique de Saint-Denis, les nuages tumultueux s'amassaient pour former le lit d'or, de pourpre et d'émeraude, où se couche notre soleil d'été. Au loin, Paris s'enveloppait déjà d'une vapeur laiteuse au-dessus de laquelle apparaissait encore le dôme du Panthéon, qui semblait assis dans une gloire argentée.

C'était le dernier dimanche du mois de septembre, en l'année 1842. Il faisait chaud, mais les deux berges du canal de l'Ourcq, mouillées par une récente averse, brillaient aux rayons obliques du soleil. Le vent du nord-ouest emportait vers les hauteurs de Romainville les perfides parfums de Pantin, et à la station de Bondy, on ne subissait déjà plus qu'à moitié l'influence délétère de Paris. J'ai dit la station de Bondy, non qu'il y eût alors un chemin de fer dans ces parages, mais parce que, du bassin de la Villette à Meaux, le service des bateaux-poste venait d'être organisé, excitant une joie folle et des espérances exagérées sur les deux rives de l'Ourcq, qui aspirait sérieusement à devenir un fleuve, mais est resté un cours d'eau moins considérable que le Danube.

Six heures du soir sonnaient au lourd clocher de Bondy ; L'Aigle de Meaux n° 2 filait entre deux plates-bandes de gazon, à cinquante pas de son fougueux attelage. Il y avait des curieux sur les rives pour le regarder passer, mais son pont, hélas ! était presque désert. Le capitaine, revêtu pourtant d'un galant uniforme, riche et guerrier, avait compté trois fois son personnel payant, avec mélancolie. Ses rêves n'étaient pas couleur de rose, et il ne faut point s'étonner de la distraction qui l'empêcha de répondre à l'un de ses voyageurs, demandant à quelle distance on était encore du château de Boisrenaud.

Ce voyageur n'était pas, il faut le dire, de ceux dont le costume et la tournure imposent. C'était un homme de trente ans ou à peu près, de taille moyenne, maigre dans la partie supérieure de son corps, mais possédant une paire de mollets admirables qu'il mettait en évidence avec une naïve fierté. Sa physionomie, peu accentuée et très douce, exprimait sur toutes choses le contentement de soi-même. Il portait, malgré la chaleur, un paletot de peluche frisée, de nuance tendre, usé aux coudes et trop étroit, une cravate noire, roulée sur un col de baleines, si haut et si raide que ses joues, un peu flasques, retombaient de chaque côté comme des linges mouillés, une chemise invisible et un pantalon noir collant dans des chaussons de lisière. Sur sa tête, coiffée de cheveux blondâtres, un vieux chapeau gris perchait, ombrageant le sourire de ses traits longs et plats. Il se tenait droit, cambrait le jarret et souriait aux dames discrètement.

Il y avait des dames, entre autres une très belle jeune fille à l'air souffrant, timide et fier, qui venait de rabattre son voile de tulle noir, pour ne point répondre aux politesses intempestives de deux malotrus. Elle rêvait, en faisant semblant de lire ; sa toilette n'était pas loin de parler d'indigence, et cependant toute sa personne, depuis ses pieds charmants, chaussés de trop fortes semelles, jusqu'à ses doigts mignons, déplorablement gantés, trahissait un tel cachet de distinction, qu'un lovelace parisien eût regardé à deux fois avant de se lancer contre elle.

Ses grands yeux d'un bleu obscur, frangés de longs cils noirs, hardiment recourbés et contrastant ave les riches nuances de ses cheveux blonds, s'étaient relevés à demi quand notre voyageur, au vieux chapeau gris, avait prononcé le nom du château de Boisrenaud, et autour de ses paupières quelque chose brillait qui ressemblait à des larmes.

- Conducteur, répéta le chapeau gris en s'adressant de nouveau à l'audacieux navigateur de qui dépendaient les destinées de L'Aigle de Meaux n° 2 , j'ai l'avantage de redemander s

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