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Maman Léo - Les Habits Noirs - Tome V von Feval, Paul (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 07.07.2015
  • Verlag: Booklassic
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Maman Léo - Les Habits Noirs - Tome V

Maman Léo - Les Habits Noirs - Tome V was written in the year 1869 by Paul Féval (pere). This book is one of the most popular novels of Paul Féval (pere), and has been translated into several other languages around the world.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 162
    Erscheinungsdatum: 07.07.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635255924
    Verlag: Booklassic
    Größe: 590 kBytes
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Maman Léo - Les Habits Noirs - Tome V

Chapitre 1 Théâtre Universel et National



Paris avait son manteau d'hiver ; les toits blancs éclataient sous le ciel brumeux, tandis que, dans la rue, piétons et voitures écrasaient la neige grisâtre.

C'était un des premiers jours de novembre, en 1838, un mois après la catastrophe qui termine notre récit, intitulé L'Arme invisible. La mort étrange du juge d'instruction Remy d'Arx, avait jeté un étonnement dans la ville, mais à Paris les étonnements durent peu, et la ville pensait déjà à autre chose.

Ce temps est si près de nous qu'on hésite, en vérité, à dire qu'il ne ressemblait pas tout à fait au temps présent, et pourtant il est bien certain que les changements opérés dans Paris par ces trente dernières années valent pour le moins l'oeuvre d'un siècle.

La publicité des journaux existait ; on la trouvait même énorme, presque scandaleuse : elle n'était rien absolument auprès de ce qu'elle est aujourd'hui.

On peut affirmer, sans crainte de se tromper, que nous avons, en 1869, cent carrés de papier imprimés quotidiennement contre dix publiés en 1838.

Ainsi en est-il pour le mouvement prodigieux des démolitions et des constructions.

Sous le règne de Louis-Philippe, Paris tout entier s'irritait ou se réjouissait, selon les goûts de chacun, à la vue de cette humble percée, la rue de Rambuteau, qui passerait maintenant inaperçue.

Les uns s'extasiaient sur la hardiesse de cette oeuvre municipale, les autres prophétisaient la banqueroute prochaine de la ville : c'était la grande bataille d'aujourd'hui qui commençait par une toute petite escarmouche.

Je ne sais pas au juste combien d'années on mit à parfaire cette malheureuse rue de Rambuteau, qui devait être droite et qui eut un coude, célèbre dans les annales judiciaires, mais cela dura terriblement longtemps, et pendant plusieurs hivers, l'espace compris entre l'église Saint-Eustache et le Marais fut complètement impraticable.

On n'allait pas vite alors en fait de bâtisse ; ceux qui ont le tort et le chagrin d'être assez vieux pour avoir vu ces choses, peuvent se rappeler quatre ou cinq baraques de saltimbanques, établies à demeure dans un grand terrain, vers l'endroit où la rue Quincampoix coupe la rue de Rambuteau, et qui formèrent là, pendant deux ans au moins et peut-être plus, une petite foire permanente.

Le matin du 5 novembre 1838, par le temps noir et froid qu'il faisait, on achevait la construction de la plus grande de ces baraques, située en avant des autres et qui avait sa façade tournée vers le chemin boueux conduisant à la rue Saint-Denis.

Les gens du quartier qui allaient à leurs affaires ne donnaient pas beaucoup d'attention à l'érection de ce monument, mais trois ou quatre gamins, renonçant aux billes pour réchauffer leurs mains dans leurs poches, rôdaient au-devant du perron en planches qui montait à la galerie, et s'entretenaient avec intérêt de l'ouverture prochaine du Grand Théâtre Universel et National, dirigé par Mme Samayoux, première dompteuse des capitales de l'Europe.

On parlait surtout de son lion, qui était arrivé, la veille, dans une caisse énorme, percée de petits trous, et qui avait rugi pendant qu'on le déballait.

La porte de la baraque était, bien entendu, fermée pour cause d'installation et d'aménagements intérieurs. Un large écriteau disait même sur la devanture : " Le public n'entre pas ici. "

Mais comme nous avons l'honneur d'être parmi les amis de la célèbre dompteuse, nous prendrons la liberté de soulever le lambeau de toile goudronnée qui servait de portière, et nous entrerons chez elle sans façon.

C'était un carré long, très vaste, et qu'on achevait de couvrir en clouant les planches de la toiture. Il n'y avait point encore de banquettes dans la salle, mais le théâtre était déjà install

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