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Ange Pitou - Tome I - (Les Mémoires d'un médecin) von Dumas, Alexandre, d. Ält. (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 22.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Ange Pitou - Tome I - (Les Mémoires d'un médecin)

Suite du cycle "Les mémoires d'un médecin". Gilbert, l'élève de Jean-Jacques Rousseau et l'ami de Balsamo, que l'on croyait mort (voir "Joseph Balsamo") revient en France après un séjour en Amérique où il a mis au service de la liberté ses talents de philosophe et de médecin. À peine arrivé au Havre,il se fait arrêter alors que dans le même temps, on vole un coffret lui appartenant et qu'il avait confié au fermier Billot de Villers-Cotterêts. Celui-ci part alors pour Paris afin de le prévenir de ce vol. Il est accompagné d'Ange Pitou, un jeune garçon de dix-huit ans, amoureux de Catherine, la fille du fermier, qui elle-même aime Isidore de Charny, un jeune noble. Ils arrivent à Paris le 13 juillet 1789 dans un climat troublé, et apprennent par Sébastien, le fils du docteur, que Gilbert est emprisonné à la Bastille. N'écoutant alors que son coeur, Billot fait preuve d'ingéniosité et de bravoure et, suivi d'Ange Pitou, aidé du peuple de Paris, il réussit l'impossible: prendre la Bastille et libérer le docteur Gilbert....

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 221
    Erscheinungsdatum: 22.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635245703
    Verlag: Booklassic
    Größe: 632kBytes
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Ange Pitou - Tome I - (Les Mémoires d'un médecin)

Chapitre 1 Où le lecteur fera connaissance avec le héros de cette histoire et avec le pays où il a vu le jour

À la frontière de la Picardie et du Soissonnais, sur cette portion du territoire national qui faisait partie sous le nom d'Île-de-France du vieux patrimoine de nos rois, au milieu d'un immense croissant que forme en s'allongeant au nord et au midi une forêt de cinquante mille arpents, s'élève perdue dans l'ombre d'un immense parc planté par François Ier et Henri II, la petite ville de Villers-Cotterêts célèbre pour avoir donné naissance à Charles-Albert Demoustier, lequel, à l'époque où commence cette histoire, y écrivait à la satisfaction des jolies femmes du temps, qui se les arrachaient au fur et à mesure qu'elles voyaient le jour, ses Lettres à Émilie sur la mythologie .

Ajoutons, pour compléter la réputation poétique de cette petite ville, à laquelle ses détracteurs s'obstinent, malgré son château royal et ses deux mille quatre cents habitants, à donner le nom de bourg, ajoutons, disons-nous, pour compléter sa réputation poétique, qu'elle est située à deux lieues de La Ferté-Milon, où naquit Racine, et à huit lieues de Château-Thierry, où naquit La Fontaine.

Consignons de plus que la mère de l'auteur de Britannicus et d' Athalie était de Villers-Cotterêts.

Revenons à son château royal et à ses deux mille quatre cents habitants.

Ce château royal, commencé par François Ier, dont il garde les salamandres, et achevé par Henri II, dont il porte le chiffre enlacé à celui de Catherine de Médicis et encerclé par les trois croissants de Diane de Poitiers, après avoir abrité les amours du roi chevalier avec madame d'Étampes, et celles de Louis-Philippe d'Orléans avec la belle madame de Montesson, était à peu près inhabité depuis la mort de ce dernier prince, son fils Philippe d'Orléans, nommé depuis Égalité, l'ayant fait descendre du rang de résidence princière à celui de simple rendez-vous de chasse.

On sait que le château et la forêt de Villers-Cotterêts faisaient partie des apanages donnés par Louis XIV à son frère, Monsieur, lorsque le second fils d'Anne d'Autriche épousa la soeur du roi Charles II, madame Henriette d'Angleterre.

Quant aux deux mille quatre cents habitants dont nous avons promis à nos lecteurs de leur dire un mot, c'étaient, comme dans toutes les localités où se trouvent réunis deux mille quatre cents individus, une réunion :

1) De quelques nobles qui passaient leur été dans les châteaux environnants et leur hiver à Paris, et qui pour singer le prince n'avaient qu'un pied-à-terre à la ville.

2) De bon nombre de bourgeois qu'on voyait, quelque temps qu'il fit, sortir de leur maison un parapluie à la main pour aller faire après dîner leur promenade quotidienne, promenade régulièrement bornée à un large fossé séparant le parc de la forêt, situé à un quart de lieue de la ville, et qu'on appelait sans doute, à cause de l'exclamation que sa vue tirait des poitrines asthmatiques satisfaites d'avoir, sans être trop essoufflées, parcouru un si long chemin, le Haha !

3) D'une majorité d'artisans travaillant toute la semaine et ne se permettant que le dimanche la promenade dont leurs compatriotes, plus favorisés qu'eux par la fortune, jouissaient tous les jours.

4) Et enfin de quelques misérables prolétaires pour lesquels la semaine n'avait pas même de dimanche, et qui, après avoir travaillé six jours à la solde soit des nobles, soit des bourgeois, soit même des artisans, se répandaient le septième dans la futaie pour y glaner le bois mort ou brisé, que l'orage, ce moissonneur des forêts pour qui les chênes sont des épis, jetait épars sur le sol sombre et humide des hautes futaies, magnifique apanage du prince.

Si Villers-Cotterêts ( Villerii ad Cotiam-Retioe ) avait eu le malheur d'être une ville assez importante dans

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