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Joseph Balsamo - Tome III - (Les Mémoires d'un médecin) von Dumas, Alexandre, d. Ält. (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 22.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Joseph Balsamo - Tome III - (Les Mémoires d'un médecin)

Les "Mémoires d'un médecin" est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend "Joseph Balsamo", "le Collier de la reine","Ange Pitou" et la "Comtesse de Charny". Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
"Joseph Balsamo" s'ouvre en 1770 sur un Prologue ésotérique: sur le mont Tonnerre sont réunis les chefs de la franc-maçonnerie universelle. Un inconnu qui se présente comme le nouveau Messie, l'homme-Dieu - "Je suis celui qui est" -, prophétise la Révolution universelle, qui sera lancée par la France, où il se charge de devenir l'agent de la Providence. Cet inconnu s'appelle Joseph Balsamo, alias Cagliostro.
Trois trames vont s'entremêler tout au long du roman :
La lutte pour le pouvoir entre le parti de la dauphine, Marie-Antoinette, et celui de la Du Barry.
L'amour malheureux de Gilbert, petit paysan ambitieux, pour la belle Andrée de Taverney, et le roman d'apprentissage de Gilbert qui, ayant suivi Andrée à Paris, devient d'abord le jouet de la Du Barry, puis est adopté par son père spirituel, le philosophe Jean-Jacques Rousseau.
Enfin, le drame qui se joue entre Balsamo, Lorenza - médium qui assure, grâce à son don de double vue, la puissance de Balsamo, qui le hait lorsqu'elle est éveillée et l'adore lorsqu'elle est endormie - et Althotas - qui cherche l'élixir de longue vie, pour lequel il lui faut le sang d'une vierge..

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 200
    Erscheinungsdatum: 22.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635245666
    Verlag: Booklassic
    Größe: 619kBytes
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Joseph Balsamo - Tome III - (Les Mémoires d'un médecin)

Chapitre 2 Le courrier

Il était six heures du soir.

Dans cette chambre de la rue Saint-Claude, où nous avons déjà introduit nos lecteurs, Balsamo était assis près de Lorenza éveillée, et essayait par la persuasion d'adoucir cet esprit rebelle à toutes les prières.

Mais la jeune femme le regardait de travers, comme Didon regardait Énée prêt à partir, ne parlait que pour faire des reproches, et n'étendait la main que pour repousser.

Elle se plaignait d'être prisonnière, d'être esclave, et de ne plus respirer, de ne plus voir le soleil. Elle enviait le sort des plus pauvres créatures, des oiseaux, des fleurs. Elle appelait Balsamo son tyran.

Puis, passant du reproche à la colère, elle mettait en lambeaux les riches étoffes que son mari lui avait données pour égayer par des semblants de coquetterie la solitude qu'il lui imposait.

De son côté, Balsamo lui parlait avec douceur et la regardait avec amour. On voyait que cette faible et irritable créature prenait une énorme place dans son coeur, sinon dans sa vie.

- Lorenza, lui disait-il, mon enfant chéri, pourquoi montrer cet esprit d'hostilité et de résistance ? pourquoi ne pas vivre avec moi, qui vous aime au delà de toute expression, comme une compagne douce et dévouée ? Alors vous n'auriez plus rien à désirer ; alors vous seriez libre de vous épanouir au soleil comme ces fleurs dont vous parliez tout à l'heure, d'étendre vos ailes comme ces oiseaux dont vous enviez le sort ; alors nous irions tous deux partout ensemble ; alors vous reverriez non seulement ce soleil qui vous charme tant, mais encore les soleils factices des hommes, ces assemblées où vont les femmes de ce pays ; vous seriez heureuse selon vos goûts, en me rendant heureux à ma manière. Pourquoi ne voulez-vous pas de ce bonheur, Lorenza, qui, avec votre beauté, votre richesse, rendrait tant de femmes jalouses ?

- Parce que vous me faites horreur, répondit la fière jeune femme.

Balsamo attacha sur Lorenza un regard empreint à la fois de colère et de pitié.

- Vivez donc ainsi que vous vous condamnez à vivre, dit-il, et, puisque vous êtes si fière, ne vous plaignez pas.

- Je ne me plaindrais pas non plus si vous me laissiez seule, je ne me plaindrais pas si vous ne vouliez point me forcer à vous parler. Restez hors de ma présence, ou, quand vous viendrez dans ma prison, ne me dites rien, et je ferai comme ces pauvres oiseaux du Sud que l'on tient en cage : ils meurent, mais ils ne chantent pas.

Balsamo fit un effort sur lui-même.

- Allons, Lorenza, dit-il, de la douceur, de la résignation ; lisez donc une fois dans mon coeur, dans ce coeur qui vous aime au-dessus de tout chose. Voulez-vous des livres ?

- Non.

- Pourquoi cela ? Des livres vous distrairont.

- Je veux prendre un tel ennui, que j'en meure.

Balsamo sourit ou plutôt essaya de sourire.

- Vous êtes folle, dit-il, vous savez bien que vous ne mourrez pas, tant que je serai là pour vous soigner et vous guérir si vous tombez malade.

- Oh ! s'écria Lorenza, vous ne me guérirez pas le jour où vous me trouverez étranglée aux barreaux de ma fenêtre avec cette écharpe.

Balsamo frissonna.

- Le jour, continua-t-elle exaspérée, où j'aurai ouvert ce couteau et où je me le serai plongé dans le coeur.

Balsamo, pâle et couvert d'une sueur glacée, regarda Lorenza, et, d'une voix menaçante :

- Non, dit-il, Lorenza, vous avez raison, ce jour-là, je ne vous guérirai point, je vous ressusciterai.

Lorenza poussa un cri d'effroi. elle ne connaissait pas de bornes au pouvoir de Balsamo ; elle crut à sa menace.

Balsamo était sauvé.

Tandis qu'elle s'abîmait dans cette nouvelle cause de son désespoir, qu'elle n'avait pas prévue, et que sa raison vacillante se voyait enf

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