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L'Épouse du Soleil von Leroux, Gaston (eBook)

  • Verlag: Books on Demand
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L'Épouse du Soleil

L'académicien Ozoux et son neveu Raymond arrivent au Pérou. Ils sont à la recherche de Marie-Thérèse, la fiancée de Raymond, que les Indiens veulent sacrifier selon leurs coutumes ancestrales, car ils l'ont désignée comme épouse du Soleil... Gaston Louis Alfred Leroux, né à Paris le 6 mai 1868 et mort à Nice le 15 avril 1927, est un romancier français, connu surtout pour ses romans policiers empreints de fantastique. Il est élevé en Normandie et suit sa scolarité au collège d'Eu. Après avoir obtenu le baccalauréat de lettres à Caen, il s'installe à Paris en octobre 1886 et s'inscrit à la faculté de droit. Il devient avocat en 1890 et exerce cette profession jusqu'en 1893. Pour arrondir ses fins de mois, il écrit des comptes rendus de procès pour le journal L'Écho de Paris. Sa relation du procès d'Auguste Vaillant, auteur de l'attentat de la chambre des députés, tombe sous les yeux de Maurice Bunau-Varilla, directeur du journal Le Matin, qui propose à Leroux de devenir le chroniqueur judiciaire de ce quotidien, à l'époque le plus important de Paris. Leroux a ainsi l'occasion de suivre le procès de personnages qui auraient pu figurer dans ses romans, en particulier les anarchistes poseurs de bombes. À partir de 1901, devenu grand reporter, il effectue de nombreux voyages en France et à l'étranger, notamment en Espagne et au Maroc. Au Matin, il fait paraître en 1903 un feuilleton, Le Chercheur de trésors, qui paraît l'année suivante sous le titre La Double Vie de Théophraste Longuet. De juin 1904 à mars 1906, il est l'envoyé spécial permanent du Matin en Russie et assiste, à ce titre, aux sanglantes prémices de l'écroulement de l'empire des tsars.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 345
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322171774
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 612 kBytes
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L'Épouse du Soleil

Livre II

Le passé vivant

L'événement était si extraordinaire que Raymond en fut presque aussi effrayé que Marie-Thérèse. Il ne trouvait rien à dire devant l'épouvante de la jeune fille. Il l'avait vue, la veille au soir, jeter le fameux bracelet dans la mer, du haut du balcon et voilà qu'au réveil l'infernal bijou brillait encore au poignet de sa fiancée !

N'y avait-il pas là de quoi troubler les plus sceptiques ?

Il se rappelait, du coup, toutes les fables dont les deux vieilles leur avaient rebattu les oreilles ; et c'est en vain qu'il essayait de repousser l'idée de la cruelle légende. Celle-ci se dressait entre eux dans toute sa hideur.

Sur ces entrefaites, le marquis et François-Gaspard, attirés par les cris et l'émoi des domestiques, entrèrent dans la chambre. Ils virent les jeunes gens muets et effarés. Christobal, redoutant quelque catastrophe, demanda précipitamment des explications qu'on lui donna. Il ne s'agissait plus de le tromper. On lui dit toute la vérité. Raymond avoua que, sur l'instigation de Marie-Thérèse, il avait endossé la responsabilité de l'envoi d'un bijou dont il ignorait l'origine, et il raconta comment la jeune fille, avant de s'aller reposer, s'était brutalement délivrée de l'anneau fatal.

Marie-Thérèse tremblait de fièvre. Son père la prit dans ses bras.

Christobal était moins frappé par le récit de cette invraisemblable histoire que tourmenté par l'état dans lequel il trouvait sa fille. Il avait toujours vu celle-ci si maîtresse d'elle-même dans les circonstances les plus difficiles, qu'une insurmontable angoisse l'étreignait à son tour en la sentant si peureuse devant ce mystère.

Quant à François-Gaspard, il répétait, enchanté au fond de la tournure que prenaient des événements destinés à fournir l'un des plus curieux chapitres de son voyage transatlantique : " Ça n'est pas possible !... Ça n'est pas possible ! "

C'était si bien possible que tout s'expliqua de la façon la plus simple et même la plus plate.

La petite Coucha rentra du marché.

Elle revenait d'Ancon et se pressait dans l'intention d'aider sa maîtresse dans sa toilette. Elle trouva la maison sens dessus dessous, et, en haut, dans la chambre de Marie-Thérèse, tout le monde réuni autour du fameux bracelet-soleil-d'or .

Alors, elle raconta, avec une naïveté enfantine, qu'en partant, à la première heure, pour le marché, par le chemin de grève, selon sa coutume, elle avait vu quelque chose briller sur le sable. Elle se baissa et ramassa le lourd bracelet-soleil-d'or, déjà à moitié enfoui. Elle reconnut le bijou pour l'avoir vu la veille, au bras de sa maîtresse, et ne douta point que celle-ci l'eût laissé glisser sans s'en apercevoir, du haut du balcon. Petite Concha, qui aimait sa maîtresse, avait couru avec joie à la chambre de Marie-Thérèse. Celle-ci dormait encore. Elle ne la réveilla point, mais lui remit l'anneau au poignet avec un soin touchant. Et c'était là toute l'histoire qui avait failli faire basculer les esprits les mieux équilibrés. Un éclat de rire général accueillit la fin du récit de Concha qui se sauva, toute rougissante, et un peu vexée.

- Nous devenons tous fous ! s'écria le marquis.

- Ce bracelet nous rendra malades ! fit Raymond. Il faut à toute force nous en débarrasser !...

- Gardez-vous-en bien ! il n'aurait qu'à revenir encore ! et, cette fois, je ne répondrais plus de ma raison ! dit Marie-Thérèse qui riait, maintenant, comme les autres, et même, plus nerveusement que les autres. Savez-vous ce qu'il faut faire ? ajouta-t-elle. Il faut nous promener, changer d'air... aller faire un tour dans la montagne, montrer la sierra à Raymond et à M. Ozoux. Nous rentrons aujourd'hui à Lima. Ne rien dire à ma tante Agnès, ni à la vieille Irène qui nous monteraient encore l'

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