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Le Taxi fantôme von Bernard, Tristan (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 28.02.2019
  • Verlag: Librorium Editions
eBook (ePUB)
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Le Taxi fantôme

La guerre, le première, vient de s'achever. Invité, Jacques tombe amoureux de Marie-Louise ... qui n'y est pas insensible. Mais voilà ! sa famille s'opposerait à une alliance avec un jeune officier qui professe des discours anarchistes. Sauf que son père, historien de renom, est candidat à l'académie. S'il était élu, tout changerait... Cependant le père a un adversaire de taille, Pachol, le politicien véreux, qui ne recule devant rien pour recueillir des suffrages. Or voici qu'une série de cambriolages inexplicables essaime la province. À chaque fois, un mystérieux taxi est repéré dans les environs. Quels sont les buts de ce taxi fantôme et de ses occupants ? En quoi Jacques pourrait-il être impliqué ? Suivi de huit nouvelles de police et de mystère : un guérisseur peut-il être plus efficace que le médecin du village ? Pour obtenir un poste convoité faut-il prier ou menacer ? Des ' bleus ' qui mettent en cause un politicien connu seraient-ils des faux ? Trois jeunes meurtriers pourraient-ils être des victimes, manipulées. Que faire lorsque l'on se trouve isolé dans le compartiment d'un wagon sans couloir avec un meurtrier qui opère dans les trains ? La philatélie est-elle recommandée à un employé de banque victime d'un vol à l'américaine ? Tristan Bernard, nom de plume de Paul Bernard né à Besançon le 7 septembre 1866 et mort à Paris le 7 décembre 1947, est un romancier et auteur dramatique français. Il est célèbre pour ses mots d'esprit.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 232
    Erscheinungsdatum: 28.02.2019
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9783966109413
    Verlag: Librorium Editions
    Größe: 146 kBytes
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Le Taxi fantôme

V

M. Grondet, poète aux cheveux courts, appartenait depuis trente ans à une école néo-symboliste. Ses vers avaient toujours été d'une lecture un peu difficile pour le commun des mortels. Ils paraissaient brumeux ou incohérents, ce qui ne l'avait pas empêché d'être, au cours de sa carrière administrative, le fonctionnaire le plus ordonné et le plus méthodique.

- Le colonel Chardier, dit-il, quand on se fut installé à table, est un habitant de Chinon. C'est un ancien officier d'artillerie qui a repris du service à la guerre. Il a encore pour le moment une fonction aux armées, à la direction des étapes, où il rend de très grands services. Aussi le garde-t-on encore là-bas, bien qu'il ait tout près de soixante ans. En son absence, il a laissé sa maison sous la garde d'un vieux jardinier, - qui vient de passer une bien mauvaise nuit. En effet, on l'a retrouvé ce matin bâillonné, ligoté, chloroformé, dans la chambre du rez-de-chaussée où il couchait. Il avait fait usage d'un pistolet vénérable qui ne quittait pas son chevet. Il n'a tiré qu'une balle, que l'on a trouvée dans le mur et qui n'était pas arrivée à destination : elle n'a pas effleuré les deux individus encapuchonnés de noir qui avaient fait, sur le coup de minuit et demi, intrusion dans sa chambre.

- Et, demanda M me Le Vincier, ce vieux gardien est un homme sûr ?

- Absolument. Notez que c'est le premier soupçon qui vient à l'esprit... je ne dis pas cela pour diminuer la valeur d'ingéniosité de votre hypothèse. D'ailleurs, on sait que le vol a été commis par des gens qui ne sont pas du pays... et c'est là qu'apparaît le taxi-fantôme.

" Écoutez ce qui s'est passé ce matin, à cinq heures. Une fille du pays, en place à Paris avant la guerre, était, depuis 1914, revenue chez ses parents, des fermiers qui habitent à une demi-heure du faubourg Saint-Victor. Elle est employée dans un magasin de Chinon et va y prendre son service à six heures. La ferme se trouve en plein champ et communique avec la grand'route par un petit sentier herbu. Cette fille donc, qui rentre tous les soirs à la ferme, en part le matin de bonne heure pour se rendre à la ville. Or, ce matin, en longeant le sentier, elle a vu derrière un petit boqueteau, plutôt dégarni en cette saison, une auto arrêtée sans conducteur. Elle s'est approchée : les stores de l'auto étaient baissés. Elle est montée sur le marchepied et a regardé dans un interstice. Il lui a semblé que des gens dormaient dans la voiture. Une de ces personnes a remué... La jeune fille a pris peur et s'est sauvée. Mais elle avait eu le temps de regarder l'automobile. Il lui a semblé que c'était un taxi-auto et que le compteur était entouré d'une enveloppe d'étoffe noire.

- Mais, dites donc... fit remarquer M me Le Vincier... j'ai entendu parler, il n'y a pas longtemps, de ce taxi-auto ?

- Nous en avons tous entendu parler, dit M. Le Vincier.

- Hier soir, à dîner, dit Irma, M. le curé, qui reçoit le Journal de la Sarthe , nous a lu le récit d'un vol mystérieux qui s'était commis au Mans.

- Alors, puisque vous êtes au courant de l'affaire du Mans, dit le sous-préfet, vous avez déjà entendu parler du compteur de taxi dissimulé, empaqueté dans des étoffes ?

- Et d'un pneu antidérapant à la roue droite arrière ? dit M. Le Vincier.

- Nous savions tout cela chez nous, dit le sous-préfet, bien qu'il n'y ait guère de communication d'un département à un autre et que, très souvent, quand un événement survient à vingt ou vingt-cinq lieues de notre ville, la nouvelle passe par Paris avant de nous arriver. Mais il se trouve que quelques personnes avaient reçu des journaux du Mans ; alors tout le monde était au courant, ici, de la particularité du compteur et de celle du pneu... La voiture qui a stationné, cette nuit, d

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