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Le Tour du monde en quatre-vingts jours von Verne, Jules (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
eBook (ePUB)
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Le Tour du monde en quatre-vingts jours

Le roman raconte la course autour du monde d'un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d'y parvenir en 80 jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L'ensemble du roman est un habile mélange entre récit de voyage (traditionnel pour Jules Verne) et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman.
Ce voyage extraordinaire est rendu possible grâce a la révolution des transports qui marque le xixe siecle et les débuts de la révolution industrielle. L'apparition de nouveaux modes de transport (chemin de fer, marine a vapeur) et l'ouverture du canal de Suez en 1869 raccourcissent les distances, ou du moins le temps nécessaire pour les parcourir.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 139
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635257744
    Verlag: Booklassic
    Größe: 527kBytes
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Le Tour du monde en quatre-vingts jours

Chapitre 3


OÙ S'ENGAGE UNE CONVERSATION QUI POURRA COÛTER CHER À PHILEAS FOGG.

Phileas Fogg avait quitté sa maison de Saville-row à onze heures et demie, et, après avoir placé cinq cent soixante-quinze fois son pied droit devant son pied gauche et cinq cent soixante-seize fois son pied gauche devant son pied droit, il arriva au Reform-Club, vaste édifice, élevé dans Pall-Mall, qui n'a pas coûté moins de trois millions à bâtir.

Phileas Fogg se rendit aussitôt à la salle à manger, dont les neuf fenêtres s'ouvraient sur un beau jardin aux arbres déjà dorés par l' automne. Là, il prit place à la table habituelle où son couvert l'attendait. Son déjeuner se composait d'un hors-d'oeuvre, d'un poisson bouilli relevé d'une " reading sauce " de premier choix, d'un roastbeef écarlate agrémenté de condiments " mushroom " , d'un gâteau farci de tiges de rhubarbe et de groseilles vertes, d'un morceau de chester, - le tout arrosé de quelques tasses de cet excellent thé, spécialement recueilli pour l'office du Reform-Club.

À midi quarante-sept, ce gentleman se leva et se dirigea vers le grand salon, somptueuse pièce, ornée de peintures richement encadrées. Là, un domestique lui remit le Times non coupé, dont Phileas Fogg opéra le laborieux dépliage avec une sûreté de main qui dénotait une grande habitude de cette difficile opération. La lecture de ce journal occupa Phileas Fogg jusqu'à trois heures quarante-cinq, et celle du Standard - qui lui succéda - dura jusqu'au dîner. Ce repas s'accomplit dans les mêmes conditions que le déjeuner, avec adjonction de " royal british sauce " .

À six heures moins vingt, le gentleman reparut dans le grand salon et s'absorba dans la lecture du Morning-Chronicle.

Une demi-heure plus tard, divers membres du Reform-Club faisaient leur entrée et s'approchaient de la cheminée, où brûlait un feu de houille. C'étaient les partenaires habituels de Mr. Phileas Fogg, comme lui enragés joueurs de whist : l'ingénieur Andrew Stuart, les banquiers John Sullivan et Samuel Fallentin, le brasseur Thomas Flanagan, Gauthier Ralph, un des administrateurs de la Banque d'Angleterre, - personnages riches et considérés, même dans ce club qui compte parmi ses membres les sommités de l' industrie et de la finance.

" Eh bien, Ralph, demanda Thomas Flanagan, où en est cette affaire de vol ?

- Eh bien, répondit Andrew Stuart, la banque en sera pour son argent.

- J'espère, au contraire, dit Gauthier Ralph, que nous mettrons la main sur l'auteur du vol. Des inspecteurs de police, gens fort habiles, ont été envoyés en Amérique et en Europe, dans tous les principaux ports d'embarquement et de débarquement, et il sera difficile à ce monsieur de leur échapper.

- Mais on a donc le signalement du voleur ? demanda Andrew Stuart.

- D'abord, ce n'est pas un voleur, répondit sérieusement Gauthier Ralph.

- Comment, ce n'est pas un voleur, cet individu qui a soustrait cinquante-cinq mille livres en bank-notes (1 million 375,000 francs) ?

- Non, répondit Gauthier Ralph.

- C'est donc un industriel ? dit John Sullivan.

- le Morning-Chronicle assure que c'est un gentleman. "

Celui qui fit cette réponse n'était autre que Phileas Fogg, dont la tête émergeait alors du flot de papier amassé autour de lui. En même temps, Phileas Fogg salua ses collègues, qui lui rendirent son salut.

Le fait dont il était question, que les divers journaux du Royaume-Uni discutaient avec ardeur, s'était accompli trois jours auparavant, le 29 septembre. Une liasse de bank-notes, formant l'énorme somme de cinquante-cinq mille livres, avait été prise sur la tablette du caissier principal de la Banque d'Angleterre.

À qui s'étonnait qu'un tel vol eût pu s'accomplir aussi facilement, le sous-gouverneur Gauthier Ralph se bornait à répondre

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