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Les Ténébreuses - Tome I - La Fin d'un monde von Leroux, Gaston (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Les Ténébreuses - Tome I - La Fin d'un monde

Le grand duc Ivan est amoureux de la modeste Prisca et s'oppose a sa mere qui veut le voir épouser la fille du prince Khirkof. De plus, il dénonce l'attitude de Raspoutine qui entraîne les dames de la cour dans une secte ou elles deviennent les Ténébreuses. Il reçoit l'aide de la Kouliguine, célebre danseuse qui dirige un complot contre le Tsar. Ivan et Prisca se réfugient en Finlande. Mais Prisca est enlevée, et promise a devenir une soeur des Ténébreuses...

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 143
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635257423
    Verlag: Booklassic
    Größe: 543kBytes
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Les Ténébreuses - Tome I - La Fin d'un monde

Chapitre 1 COUPS DE PIOCHE SOUS UN EMPIRE



L'homme déposa, un instant, sa pioche, et d'un revers de main essuya son front en sueur.

Au sein des ténèbres, dans ce trou, il n'était éclairé que par le rayon sournois d'une petite lanterne accrochée au-dessus de lui, à la paroi. Sa figure apparaissait alors avec un funèbre relief.

Certes ! elle n'était point d'un jeune homme, mais la vie farouche qui l'animait n'annonçait point un vieillard.

Ce masque semblait avoir été modelé à la fois par la douleur et par la fureur.

Ce dernier sentiment éclatait surtout quand l'homme reprenait son pic et le lançait à toute volée contre cette pierre dure qu'il émiettait autour de lui.

Le geste qu'accompagnaient tant de feu dans le regard et un rayonnement si hostile de toute la face ravagée était terrible. Le terrassier, quand il frappe, ne trahit extérieurement que l'effort ; cet homme travaillait comme on tue.

Contre quoi ou contre qui cet homme travaillait-il donc, au fond de son trou ?...

Il avait, derrière lui, des paniers qu'il remplissait, entre deux coups de pioche, des débris de son oeuvre souterraine. Un moment, il regarda sa montre, qui était suspendue au même clou, où il avait accroché sa lanterne. Et il cessa son travail après avoir poussé un soupir redoutable.

Courbé, chargé de ses outils et de ses paniers lourds, sa petite lanterne à la ceinture, il se glissa dans l'étroit boyau qu'avait creusé son travail de fourmi et il se trouva bientôt dans un caveau déjà tout encombré de la terre qu'il y avait apportée. Là aussi se trouvaient ses vêtements de rechange et, après qu'il eut quitté la défroque qui le couvrait pour reprendre ses habits ordinaires, l'homme ne fut plus qu'un laquais.

Il quitta le caveau et en referma soigneusement la porte.

Il se trouvait au pied d'un étroit escalier secret qu'il gravit avec force précautions, l'oreille aux écoutes et appliquée de temps à autre contre la paroi.

Ainsi frôlait-il, sans qu'on en eût même le soupçon, des appartements dont il connaissait assurément la vie intime, car si ses gestes étaient pleins de prudence, ils étaient aussi sans hésitation.

Après avoir monté la hauteur d'environ deux étages, il se trouva en face d'un panneau contre lequel il s'appuya et qui céda doucement à sa pression.

L'homme avait éteint sa lanterne. Il resta dans le noir, sans faire un mouvement, quelques minutes. Et puis, sous ses mains tendues, la double porte d'un placard s'ouvrit. L'homme était dans le placard.

Il en sortit.

Il se trouva alors dans une pièce faiblement éclairée par une veilleuse. Cette veilleuse était posée sur une table, non loin d'un lit où reposait un jeune homme dont le sommeil paraissait agité par quelque mauvais rêve.

Le laquais s'était arrêté, n'ayant pu retenir un mouvement d'angoisse en découvrant que la chambre qu'il traversait et qu'il devait croire déserte était, cette nuit-là, habitée.

Des minutes passèrent pendant lesquelles le laquais ne bougea pas plus qu'une statue.

Le jeune homme, cependant, ne cessait de se retourner sur sa couche. Enfin, lui aussi resta quelques instants immobile et sa respiration devint plus régulière.

Alors le laquais fit quelques pas.

Il se dirigeait vers la porte, sur la pointe des pieds.

Il devait passer devant le lit... très près du lit. Dans le moment qu'il en était le plus près, le dormeur s'éveilla soudain, ouvrit à demi ses paupières lourdes, aperçut l'homme et se souleva aussitôt sur son coude avec un gémissement d'effroi.

- Zakhar ! murmura-t-il.

Le laquais, dont l'angoisse était à son comble, regardait bien en face ce jeune homme à demi éveillé et dont la poitrine haletait, dont la bouche bégayait :

- J'appelle Prisca dans mon rêve, et c'est Zakhar qui vient !/

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