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Les Ténébreuses - Tome II - Du Sang sur la Néva von Leroux, Gaston (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 07.07.2015
  • Verlag: Booklassic
eBook (ePUB)
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Les Ténébreuses - Tome II - Du Sang sur la Néva

Les Ténébreuses - Tome II - Du Sang sur la Néva was written in the year 1925 by Gaston Leroux. This book is one of the most popular novels of Gaston Leroux, and has been translated into several other languages around the world.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 143
    Erscheinungsdatum: 07.07.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635257447
    Verlag: Booklassic
    Größe: 551kBytes
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Les Ténébreuses - Tome II - Du Sang sur la Néva

Chapitre 2 M. KARATAËF EST UN NOUVEAU CLIENT DU KABATCHOK



Les premiers jours qui suivirent se passèrent sans événements extraordinaires, du moins en apparence. Prisca commençait à se rassurer. Elle avait consenti, sur le désir de Pierre, à se laisser promener un peu par la ville, dans une drochka conduite par Iouri.

Ils sortaient naturellement vers le soir et passaient dans les quartiers les moins fréquentés ; ils quittaient bientôt le Faïtningen où ils habitaient, ils s'en allaient par le pont d'Alex jusqu'aux solitudes boisées qui avoisinent le château de " Mon Repos ", d'où l'on jouit d'un des plus beaux sites du golfe de Finlande.

Au cours de l'une de ces promenades, le soir du quatrième jour, Pierre, sur les instances de Prisca, profita de ce qu'aucune oreille indiscrète ne pouvait l'entendre pour entreprendre Iouri au sujet du voyage à Petrograd qu'ils voulaient lui faire faire. Il s'agissait d'aller trouver la Kouliguine, qui ne donnait point de ses nouvelles et d'obtenir les passeports nécessaires aux deux jeunes gens pour passer en France.

Iouri répondit qu'il avait reçu l'ordre général de ne point quitter le prince, mais que si le prince lui donnait absolument l'ordre écrit de rejoindre la Kouliguine, il ne verrait aucun inconvénient à cela, à la condition toutefois que le prince lui promît de ne point sortir de la maison du Faïtningen pendant toute son absence.

Le prince le lui promit et lui dit qu'il lui donnerait, le soir même, une lettre pour la danseuse.

Iouri s'inclina et déclara qu'il était possible qu'il quittât Viborg le soir même, mais qu'il ne savait rien encore et que cela dépendait d'une conversation qu'il se proposait d'avoir avec sa petite maîtresse Vera Vladimirovna.

Pierre eut la curiosité bien naturelle de demander à Iouri en quoi la conversation que celui-ci devait avoir avec la soeur d'Hélène pouvait avancer ou retarder leurs projets ; mais Iouri fit comme s'il n'avait pas entendu ou comme s'il n'avait pas compris ; et, fouettant ses chevaux, reprit à toute allure le chemin de la maison.

Il faisait nuit quand ils y arrivèrent. Il parut à Prisca que leur demeure avait, ce soir-là, un aspect encore plus lugubre que les autres jours. La traversée des escaliers et des corridors où elle rencontrait des ombres silencieuses et dont les attitudes ne lui semblaient jamais normales lui donnait des frissons. Quand ils furent dans la pièce qui leur était réservée, elle supplia Pierre d'écrire tout de suite la lettre qu'il devait donner à Iouri, et comme Iouri survenait presque aussitôt, elle fit promettre à celui-ci de faire la plus grande diligence possible :

- Je dois parler à Vera, dit Iouri.

- Je t'y engage, répondit le prince, car elle doit savoir mieux que toi où tu trouveras la Kouliguine.

- Non, pas mieux que moi, maître.

- En tout cas, elle peut avoir une commission à te donner pour sa soeur. Elle s'étonne elle-même de ne pas avoir de ses nouvelles, ce n'est pas elle qui te retardera.

Sur ses entrefaites, Vera et Gilbert arrivèrent et furent mis au courant du prochain voyage de Iouri à Petrograd. Ils approuvèrent tous deux.

- Excusez-moi, fit alors Iouri, mais j'ai un mot à dire en secret à ma petite maîtresse.

On les laissa seuls. Tout le monde était fort intrigué, à commencer par Vera.

- Parle vite, fit celle-ci, tu m'impatientes, Iouri, avec tes airs...

Mais l'autre, sans se démonter, s'en fut voir si personne n'écoutait aux portes, puis, sûr de n'être pas entendu, il dit à voix basse à la jeune fille :

- Êtes-vous sûr que Doumine soit mort ?

Vera eut un recul instinctif, considéra un instant Iouri, enfin lui demanda en le fixant sévèrement dans les yeux :

- Qui t'a dit que Doumine était mort ?

- C'est la Kouliguine, ré

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