text.skipToContent text.skipToNavigation

Mademoiselle de Marsan von Nodier, Charles (eBook)

  • Erschienen: 22.04.2015
  • Verlag: Ligaran
eBook (ePUB)

2,99 €

0,99 €
inkl. gesetzl. MwSt.
Sofort per Download lieferbar

Online verfügbar

Mademoiselle de Marsan

Extrait : 'Parmi les anciens émigrés qui m'avaient accueilli à Venise avec bienveillance, en considération de ma qualité de Français, de mes opinions et de mes malheurs, il en était un qui m'inspirait le plus profond sentiment de respect et d'affection. C'était M. de Marsan. M. de Marsan, dont quelques vieux courtisans se souviennent peut-être, avait été un des plus brillants officiers de la maison militaire de Louis XVI.'À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARANLes éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes. LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants : - Livres rares- Livres libertins- Livres d'Histoire- Poésies- Première guerre mondiale- Jeunesse- Policier

Produktinformationen

    Größe: 677kBytes
    Herausgeber: Ligaran
    Untertitel: Conte fantastique
    Sprache: Französisch
    Seitenanzahl: 126
    Format: ePUB
    Kopierschutz: AdobeDRM
    ISBN: 9782335055801
    Erschienen: 22.04.2015
Weiterlesen weniger lesen

Mademoiselle de Marsan

DEUXIÈME ÉPISODE
Le Tungend-Bund
La seule particularité de mon premier récit qu'il soit essentiel de vous rappeler maintenant, c'est que j'avais lieu de croire, en arrivant à Trieste, que Diana de Marsan était morte victime d'un naufrage ou d'un suicide. Un billet noué d'un ruban cramoisi comme celui de sa gondole, et que le patron me remit au débarquement, me tira de cette cruelle angoisse. Il n'était pas signé, et je ne connaissais point l'écriture de Diana ; mais il ne pouvait venir que d'elle. J'en rapporterai sans peine les propres expressions, car on doit imaginer que je ne l'ai pas perdu : " Ne vous alarmez pas, Maxime, des bruits qui pourront vous parvenir : un coeur que vous avez pénétré de reconnaissance et d'amitié palpite encore pour vous. Un coeur ! il fallait dire deux. On vous engage à n'oublier ni le rendez-vous, ni l'église, ni le signal, et je sens que je suis intéressée aussi à l'accomplissement de votre promesse par un sincère désir de vous revoir. "

Tout s'expliquait ainsi. Le rendez-vous dont il m'était parlé, c'était certainement celui qui devait me réunir à Mario Cinci dans l'église de Codroïpo à la chapelle de Sainte-Honorine. Mes inquiétudes s'évanouirent, et je ne songeai plus qu'à me reposer des agitations passées, dans les douces émotions de l'étude, qui devenait déjà le premier de mes plaisirs.

La table d'hôte à laquelle je m'asseyais tous les soirs offrait peu de ressources à la conversation, et j'en étais enchanté. Les convives étaient ordinairement de très dignes gens, fort occupés de leurs affaires, qui me laissaient jouir en paix du bonheur de n'en point avoir, et qui avaient d'ailleurs la complaisance, pour me mettre tout à fait à mon aise, de s'expliquer dans un des cinquante dialectes de l'esclavon, ou dans un des cinquante patois plus impénétrables à mon intelligence, du Frioul, du Tyrol et de la Bavière. Cependant le renouvellement journalier de ces rapports devait finir par établir entre quelques-uns de mes commensaux et moi une espèce d'intimité. Il s'en trouvait deux parmi eux qui parlaient d'ailleurs français avec une grande élégance, et qui étaient plus versés que moi-même dans la technologie des sciences physiques, mon principal objet d'étude et d'affection. Nous fîmes bientôt connaissance.

Le premier était connu à Trieste sous le nom du docteur Fabricius, et c'est ainsi que je le désignerai à l'avenir, quoique j'aie entendu dire qu'il s'appelait autrement. Dans sa vie extérieure, il s'était fait une haute réputation médicale fondée sur des théories singulières, mais extrêmement contestées par les gens qui prétendaient s'entendre à cet art d'hypothèses dont il ne faisait pas fort grand cas.

Le second était un jeune Polonais, nommé Joseph Solbioski, et non Solbieski, comme disent les biographes. Joseph avait tout ce qu'il faut d'esprit et de coeur pour entraîner une âme moins attirable que la mienne, qui ne demandait qu'à aimer quelqu'un. Je l'aimai tout de suite. Il était à peu près de mon âge ; ce que j'aimais, il l'aimait aussi ; ce que je savais, il le savait mieux. J'étais plus fort et plus grand ; il était plus doux, plus sage et plus beau. On fait avec cela des sympathies indissolubles. Je ne le croyais pas éloigné de mes opinions ; mais une opinion est si peu de chose auprès d'une affection !

Nous nous tenions tous les deux, de crainte de nous contrarier réciproquement, dans une réserve si étroite sur les questions politiques dont le monde était occupé, et j'attachais de mon côté si peu d'importance à m'assurer d'une harmonie de plus dans nos sentiments, tant il suffisait des autres pour nous unir inséparablement à jamais, que je n'essayais pas d'en savoir davantage. Comme celui-ci a obtenu depuis en Allemagne une réputation historique dont le bruit n'est probablement pas venu jusqu'à vous, vous me pardonnerez de vous le fair

Weiterlesen weniger lesen

Kundenbewertungen

    ALDI life eBooks: Die perfekte App zum Lesen von eBooks.

    Hier finden Sie alle Ihre eBooks und viele praktische Lesefunktionen.