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Passionnément fantôme von Martens, Marie-Christine (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 06.09.2016
  • Verlag: Books on Demand
eBook (ePUB)
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Passionnément fantôme

Si un capitaine de frégate sortait d'un tableau pour venir vous taquiner une nuit d'orage... Penseriez-vous être victime de votre imagination ? D'une farce ? D'un abus de tisane hallucinogène ? Probablement les trois à la fois. ! C'est effectivement ce que croit Florane, la seule à voir Hugo, la première à l'entendre, à percevoir son contact. Il est impressionnant, arrogant, insolent, mais terriblement attachant et si séduisant.... Il éveille en elle la passion et de bien curieux sentiments. Que peut-elle espérer d'une relation avec un revenant ? Ils n'ont aucun avenir ensemble, mais déjà elle le sait, jamais elle ne pourra l'oublier. Hugo est mort par amour dans de tragiques circonstances. Il ne veut pas qu'elle subisse le même sort. Elle doit s'en aller. Et pourtant... Marie-Christine Martens vit à Wépion, village de Belgique où elle a vu le jour. L'écriture est pour elle une passion de longue date. Des récits plein la tête et des manuscrits au fond des tiroirs, Passionnément fantôme s'est échappé pour lui aussi voler de ses ailes de papier.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 240
    Erscheinungsdatum: 06.09.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322115969
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 752kBytes
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Passionnément fantôme

CHAPITRE 2

A u volant de sa petite japonaise qui avait connu des jours meilleurs, Florane baissa la tête comme pour mieux distinguer le paysage monotone. Depuis quelques minutes maintenant, des arbres se succédaient inlassablement. En bas du sentier, la voix de son GPS s'était subitement tue. Elle s'en était doutée que le signal finirait par disparaitre quand Gertrude, comme elle la nommait, lui avait ordonné de tourner à droite au rond-point ! Il n'y avait aucun rond-point à cet endroit ! Pourtant, elle était sur la bonne voie. À la sortie du village, elle avait bien suivi le panneau indicateur.

Enfin, le château de Nejonc laissa apparaitre ses hautes tours. Elle le savait de dimensions importantes pour l'avoir admiré sur des photos, mais perdu au milieu de la végétation, il se révélait particulièrement impressionnant.

Ce genre de bâtisse la charmait déjà autrefois, une des raisons finalement aussi pour laquelle elle avait accepté si rapidement le travail proposé. Contrairement à la majorité des petites filles, ce n'était pas le côté princesse et conte de fées qui la faisait rêver ; elle préférait nettement Robin des Bois et Davy Crockett à ces nunuches en longues robes. Dans le village voisin de celui de son enfance, se dressait l'authentique château de Saint-Nicolas. Du moins, voilà ce que lui racontaient ses parents à chaque fois qu'ils l'apercevaient lors de leurs balades dominicales. Son imagination débordante l'emmenait alors de l'autre côté des murs, à la rencontre du grand Saint.

Il lui sembla malgré sa magnificence, particulièrement... gris ! Cette masse obscure et austère plantée au milieu de ce ciel bleu l'assombrissait honteusement. Autour, un vaste parc délimité par de grandes barrières en fer forgé le protégeait des intrusions extérieures.

La grille était pourtant entrouverte en guise d'invitation. Pas suffisamment, cependant, pour lui accorder le passage. Elle s'arrêta, prête à mettre pied à terre pour l'ouvrir davantage et lui permettre l'accès, quand un jardinier déjà âgé endossant un tablier de toile couleur bleu de travail la devança, la saluant à l'aide de son chapeau de paille.

Elle adressa un large sourire à ce brave homme et continua sur le chemin de gravier. Il était fort probable que l'on attendît sa visite, mais un tel accueil lui donna l'impression d'être un hôte de marque.

De l'intérieur, le spectacle laissait poindre quelques défauts. Bâti au dix-neuvième siècle, dans un style Renaissance, le bâtiment avait subi le poids des ans et des intempéries pas toujours avec panache. Les pierres érodées et desserties par endroits auraient bien mérité d'être rejointoyées et sérieusement rafraîchies. Des coulées brunes se marquaient sous les fenêtres, et les gargouilles faisaient peine à voir.

Les pelouses et les parterres ne valaient guère mieux. Seuls les magnifiques rosiers et les buis taillés de façon artistique avaient reçu un traitement de faveur. Pas étonnant dans un sens, si la seule personne employée à cette tâche était celle aperçue devant l'entrée. Elle devait forcément être débordée par l'ampleur de la besogne.

Elle se trouva minuscule en appuyant sur la sonnette réveillant un carillon tonitruant. Minuscule, elle l'était, telle une fourmi au pied d'un arbre centenaire.

Un petit homme dégarni, en livrée de velours vert foncé, fit grincer la lourde porte. Elle ne s'était peut-être pas trompée en emportant deux chandails en cette saison de l'année si les vêtements des employés de maison étaient fabriqués dans un tissu aussi épais.

Décidément, le personnel semble bien proche de l'âge de la retraite, pensa-t-elle.

- Bonjour Monsieur. Je m'appelle Florane Pasquier. Je suis attendue par Monsieur le Comte.

Mon Dieu ! Jamais elle ne se serait imaginée prononcer cette phrase un jour !

- Bonjour Mademoiselle. Entrez, je vous prie

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