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Post Mortem von Bram, Sid (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 22.01.2016
  • Verlag: Books on Demand
eBook (ePUB)
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Post Mortem

Ce livre est l'histoire d'un trentenaire hétéro, très abîmé, voire mortifié suite à une histoire d'amour XXL déchue. Au coeur de cette période de spleen, son destin va lui proposer de défier tour à tour, deux chroniques plutôt singulières. Si insolites et si puissantes d'ailleurs que celles-ci vont lui redonner bizarrement l'envie de croire de nouveau en son étoile. Tout ne va pas se passer ensuite exactement comme dans un roman à l'eau de rose. Toutefois, c'est bien l'Amour qui va au final le faire renaitre de ses cendres. De nouveau homme parmi les hommes, cela va lui permettre ainsi de tout affronter, même le pire... de tout reconstruire, en plus beau... mais surtout, de retrouver la joie de vivre. Au point même d'en conclure dans une exaltation extrême que, tout bien considéré, la vie est belle... (Voir les critiques de ce livre sur la page Facebook : Post Mortem de Sid Bram) Sib Bram : Plutôt sympa mais pas trop ; en léger surpoids ; n'est plus dans un âge où on communique sur son âge ; très peu sensible aux chatouilles ; sensible en revanche à l'amitié et à l'amour ; pas policé ; très policier ; acteur et spectateur de son brun de folie ; tellement conscient que s'en est parfois inconscient. (Mais rassurez-vous, le plus souvent, les lecteurs de ce livre prétendent aussi que Sid est drôle.)

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 107
    Erscheinungsdatum: 22.01.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322036660
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 377kBytes
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Post Mortem

PREMIERE PARTIE

1. 1 - Halloween

" La trace d'un rêve n'est pas moins réelle que celle d'un pas. "

Georges Duby

D'après un article Santé Magazine de décembre 2010, il était prétendu que 80 % de la population mondiale dormirait pieds nus...

Au premier matin de cette année 2011, Yann Balard subissait une fois encore les séquelles d'un insoutenable marathon sur des chemins de braises, de silex et de ronces. Certes et tel un fakir, ses pieds ne portaient aucune trace au réveil de cette énième virée nocturne en enfer. En revanche, son âme était lacérée de stigmates de cette lune et des précédentes.

Ce constat se perpétuait maintenant depuis cinq ans, depuis ce jour fatidique où il passa de Duo , à Solo . Au fil de ces années, Yann avait fini par perdre totalement son esprit Kirikou ainsi que la notice de son Mojo (Syn. de pouvoir magique, Sex Appeal , Charisme). Oui, il se sentait aujourd'hui vide de tout intérêt, sans même pouvoir prétendre aux centimes d'une modeste consigne.

Ses nuits, ainsi mouvementées, étaient semblables à autant de pas en arrière qu'il lui fallait remonter à l'aube, avec cette hantise permanente d'une potentielle perte de contrôle. Acculé sous le feu de ses supplices crépusculaires, il lui a longtemps semblé pouvoir briguer une place parmi les insomniaques. Toutefois, tu as beau essayer de dérégler la pendule, de tuer le tic-tac dans ton clic-clac, le temps finit toujours par t'enlever, même un bref instant... Et pour Yann, ce bref instant lui suffisait pour partir et revenir... dépouillé...

Le pourquoi de ses cauchemars n'avait jamais été un grand mystère, même si cette dépendance excessive l'était. Par ailleurs, et après plusieurs essais, ces angoisses n'étaient pas non plus du genre à s'adoucir avec une veilleuse ou avec une gentille fille. En effet, son statut proclamé de célibataire en CDI , lui avait permis de tester furtivement, l'acidité de quelques rencontres mais sans que cela ne perturbe irrévocablement son océan d'amertume.

En l'état, cet amas d'épouvantes découlait d'un imbroglio d'évènements dont il aurait tant aimé ne pas être acteur ou témoin. Et n'en déplaise à Freud, son éventuelle culpabilité ou innocence, ne contrariait en rien la vigueur de ses douleurs. Comme beaucoup de ses congénères, Yann présentait néanmoins un casier loin d'être vierge. Oui à l'école de la vie, de l'amour, il avait commis des fautes qui ont à l'occasion pu être assimilées à des brouillons.

Il va sans dire que Yann était loin d'être le seul sur cette planète à déplorer cette soumission à des réveils brutaux. D'autre part, il préférait mille fois dormir sur son lit de ronces que de basculer du haut d'un building. Le vide et le néant, étant de loin la plus terrible des desseins.

Ses sorties successives au royaume de l'obscur lui avaient pourtant octroyé une place au panthéon des morts vivants selon ses dires. Cela en dépit du règlement assez strict du titre de Zombie qui stipulait clairement l'absolu nécessité de mourir au préalable.

Au-delà des confusions qui régnaient donc sur ses états d'âme, sa douleur la plus acérée était quant à elle formellement identifiée. Et celle-ci d'ailleurs régulait toutes les autres.

Eh oui, pour être si triste aujourd'hui, Yann avait donc connu un énorme bonheur autrefois. Le bonheur d'avoir été aimé, de manière si incandescente, par l'élue de son coeur. Oui, le Titanic n'était-il pas le plus beau des paquebots avant de couler et la plus belle des épaves après. Autrement dit, il réaffirmait aux yeux du monde qu'un bel amour se voyait difficile à escamoter, même à vingt mille lieux sous les mers.

Claude Lelouch affirmait dans son film, Hommes, femmes, mode d'emploi, que :

" Les femmes sont comme des

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