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To-Ho Le Tueur d'or von Lermina, Jules (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
eBook (ePUB)
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To-Ho Le Tueur d'or

George, né de parents hollandais, a été capturé lorsqu'il était enfant par les Aaps, des sauvages intermédiaires entre l'homme et le singe, qui l'ont emporté au fond des forets de Sumatra. En grandissant, il s'est prit d'amitié pour un des hommes-singes, To-Ho, et pour Van Kock, un ancien hollandais qui, fuyant l'humanité, a vieilli parmi les Aaps et découvert un procédé pour détruire l'or. La sour de George, le fiancé de celle-ci, Lewen, et un vieux savant, Valtenius, ont résolu de le retrouver tout en faisant la prospection de l'or pour la maison Vanderbeim, de Rotterdam. Ils ne soupçonnent point qu'un ancien associé de cette maison, l'Allemand Koolmaan, accompagné du capitaine Ned et de cinquante bandits, s'est embarqué en meme temps qu'eux pour Sumatra afin de se venger d'avoir été remercié...

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 97
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635257546
    Verlag: Booklassic
    Größe: 480kBytes
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To-Ho Le Tueur d'or

Chapitre 1


Dans le kraton de Kota-Rajia, se dressant comme un nid d'aigles au-dessus du fleuve Kroung-Daroub, à la pointe nord de l'île de Sumatra, les Orangs-Atchés [1] se défendaient contre les conquérants hollandais avec un courage du désespoir.

Peuple aux moeurs violentes, aux instincts pillards, les Atchés semblaient indomptables ; leur sultan, Mahmoud Shah, enfermé dans l'altière et sauvage forteresse le kraton, juché sur une masse de rochers inaccessibles, repoussait tous les assauts, dirigeant avec une énergie sauvage ses troupes qui faisaient de leurs cadavres une barrière infranchissable.

Autour du maître, serviteur d'Allah, s'étaient groupés les chefs des tribus barbares et courageuses, fanatisées par le mépris de la mort, qui, oubliant dans cette crise suprême leurs querelles intestines, étaient accourues pour résister à l'envahisseur.

Ils étaient tous là, ceux de Waslah, égorgeurs de boeuf ; ceux de Malaboch, les mangeurs d'oubo-oubo, méduses et poulpes ; ceux de Malivang, sortis des gorges impénétrables du lac de Tola ; même ceux de Tibab qui est à la pointe sud, près du détroit de la Sonde : la haine de l'étranger, du civilisé, du roumi réunissait les peuplades les plus disparates, qui avaient accepté l'autorité des trois grands panglimas (lieutenants) du sultan, Toukou Ibrahim, le seigneur des vingt-six moukims (districts) : Toukou Polim, qui commandait aux vingt-deux moukims : Toukou Lampasée, le chef des vingt-cinq.

Depuis neuf ans la guerre sévissait, tenace et infatigable de la part des Hollandais, furieuse et désespérée chez les Atchés, ces audacieux pirates qui repoussaient l'intrusion des Européens, des blancs détestés. Depuis des siècles, blottis dans les anses profondes de leurs rives, ils avaient guetté les navires que, tout à coup, cernaient leurs pirogues, alertes et pareilles à des albatros. Le pillage et le meurtre terrorisaient l'océan Indien et le détroit de Malacca. Les îles Bali, Nias, Raopat n'étaient que des repaires d'où chaque jour surgissaient ces vautours de mer qui rendaient le passage impossible.

Oulélé, qui est le port de Kota-Rajia, était la caverne d'où s'élançaient les brigands Atchés. Edi, sur le détroit, épouvantait les navires marchands en route pour Singapour.

Après de longs pourparlers, après des luttes partielles dans lesquelles l'avantage était resté aux Atchés, les Hollandais s'étaient décidés au suprême effort.

En 1872, un premier ultimatum avait été envoyé au sultan qui avait répondu par d'insolentes bravades : dès 1878 l'attaque commençait et une forte artillerie bombardait Oulélé. Mais, devant la résistance des Atchés, il avait fallu reculer.

Le général Kohler, chef de l'expédition, avait été tué : après lui le colonel van Gogh, puis le général van Swieten, qui, un instant, avait cru dompter ces indomptables et s'était heurté à une nouvelle révolte, encore plus ardente.

Au cours d'un raid dans les vingt-six moukims, le général Pel tombait, frappé d'apoplexie, selon les uns ; empoisonné d'après un bruit sinistre et vraisemblable. Enfin le général Dianout, désespérant de vaincre renonçait à la lutte, laissant le commandement au colonel van der Hyeden.

Et maintenant c'était la suprême épreuve : à Samalaggen, le colonel, une balle dans la tête, aveuglé par le sang, était resté sur le champ de bataille jusqu'à ce que les trompettes lui annonçassent la victoire, et, pour la première fois, en face de cet homme qui semblait plus fort que la mort, un souffle d'épouvante avait passé sur le pays d'Atché. On sentait que l'heure décisive approchait.

Ce jour-là, sur la grande place qui s'étend devant le kraton, où se tenait le sultan invisible et toujours redouté, les chefs avaient réuni les hommes et leurs tribus. La nouvelle venait d'arriver d'une nouvell

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