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La vie comme elle vient Französische Lektüre für die Oberstufe von Bondoux, Anne-Laure (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 01.03.2015
  • Verlag: Ernst Klett Sprachen GmbH
eBook (ePUB)
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La vie comme elle vient

Das Leben hat sie getrennt. Das ganz normale Leben, das eine Zwanzigjährige das Elternhaus verlassen lässt während die 15jährige Schwester noch zu Hause wohnt und zur Schule geht. Das Leben hat sie wieder zusammengeführt. Das Ende zweier Leben, der Unfalltod ihrer Eltern: die unternehmungslustige Patty bekommt das Sorgerecht für die ernsthafte Mado. So richtig zusammengeschweißt werden die ungleichen Schwestern jedoch von dem Leben, das noch ungeboren ist und geheim gehalten werden muss, damit das Sorgerecht nicht flöten geht. Französische Lektüre für die Oberstufe: Éditions Klett Originalliteratur mit Annotationen in Klett-Qualität von zeitgenössisch bis klassisch.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: AdobeDRM
    Seitenzahl: 167
    Erscheinungsdatum: 01.03.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9783129090558
    Verlag: Ernst Klett Sprachen GmbH
    Größe: 1155 kBytes
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La vie comme elle vient

Chapitre 2

J'ai appris beaucoup de choses, ces derniers mois. La plupart de ce que j'ai appris pourrait se résumer ainsi : tout est relatif. Ça paraît idiot, mais, avant l'accident de mes parents, je ne savais pas ce que cela voulait dire. Je vivais dans l'absolu, ce qui, paraît-il, est normal à mon âge. J'Adorais quelque chose ou bien je Détestais quelque chose. Je jugeais telle personne indigne d'intérêt et telle autre digne de mon amitié. Je trouvais qu'il n'y avait rien de Pire dans la vie que de venir au collège accompagnée de ses parents, et qu'il n'y avait rien de plus Génial que de passer un samedi soir au cinéma avec des copines. Tout était clair. Noir ou blanc. Cool ou pas cool.

Mais, depuis, j'ai fait l'apprentissage forcé des nuances.

Par exemple, Patty.

Avant l'accident, je ne m'entendais pas avec elle. Je la trouvais vulgaire, stupide, sans gêne , envahissante . Elle avait pourtant déjà quitté la maison depuis un an, mais notre mésentente ne s'en n'était pas trouvée amoindrie . Chaque samedi, Patty déboulait chez " nous ", à savoir dans l'appartement que j'occupais désormais seule avec papa et maman, et déversait des tonnes de linge sale sur le carrelage de la salle de bains. Maman lui faisait ses lessives , tandis qu'elle se vautrait dans le canapé et qu'elle passait des heures au téléphone. À déblatérer des inepties , bien entendu.

Exaspérée , je disais à mes parents :

- À quoi ça sert de prendre son indépendance si c'est pour retomber en enfance tous les samedis ? Quand Patty vivait avec nous, au moins, elle aidait pour le ménage et...

Mon père levait un doigt pour me faire taire.

- Quand ce sera ton tour, tu verras ! Avant de prendre son envol , il faut un temps de transition . Tu profiteras aussi de la machine à laver, c'est promis.

J'étais un peu jalouse , au fond. Patty vivait librement, avec sa légèreté agaçante, et puis, tel l'oiseau , elle revenait picorer au nid quand ça lui chantait. Alors que moi, je supportais l'autorité parentale, je participais aux tâches ménagères, je m'appliquais pour mes études : tout me semblait lourd, âpre , difficile.

- Tu ne te rends pas compte, Mado, ajoutait maman. Patty travaille toute la semaine jusqu'à des heures impossibles. Comment veux-tu qu'elle s'occupe aussi de son linge ?

Je haussais les épaules. Pour moi, le travail de Patty, c'était la planète Mars. Nous avions pourtant été dîner plusieurs fois dans le restaurant où elle était serveuse et je l'avais vue courir d'une table à l'autre, prenant les commandes, apportant les plats, balayant les bris de verre quand il y avait de la casse. Bien sûr, c'était crevant , mais elle pouvait se reposer toute la journée, alors que moi, j' étais en cours !

Et puis, il y eut l'accident. Plus de papa. Plus de maman.

Lorsque nous nous sommes retrouvées chez le juge des tutelles, j'ai compris que si ma soeur n'avait pas travaillé, jamais elle n'aurait pu demander à me garder près d'elle. Comme nous n'avions pas de famille en France, j'aurais été placée dans un foyer de la DDASS ou dans une famille d'accueil jusqu'à ma majorité . Plutôt mourir.

Papa et maman nous laissaient l'appartement, la maison de campagne et un peu d'argent qu'ils avaient mis de côté. Patty pouvait revenir v

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