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Le Paris criminel et judiciaire du XIXème siècle 2 IIème partie Arrondissements VIII à XX et banlieue von Richou, Olivier (eBook)

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Le Paris criminel et judiciaire du XIXème siècle 2

Ce guide historique du Paris criminel et judiciaire recense tous les événements importants du XIXème siècle classés par lieux et replacés dans l'environnement de leur époque. Crimes crapuleux, pittoresques ou politiques, agitations ayant donné lieu à des jugements historiques ou tombés dans l'oubli, le livre révèle des images de la capitale d'alors et des évolutions de la société. Les autres livres de la collection sont "Le Paris des crimes et des juges avant le XIXème siècle" "Le Paris criminel et judiciaire au XIXème siècle", tome 1 (Arrondissements I à VII.) Journaliste à l'AFP, collaborateur du quotidien Ouest-France, spécialisé dans l'information juridique et judiciaire, Olivier Richou a publié en 1991 "Simone Weber, la bonne dame de Nancy" (Ed. Olivier Orban) puis, avec son confrère Michel Martin-Roland, "Paris, 100 crimes oubliés" (Ed. de l'Ecailler) en 2011, réédité en 2013 sous le titre "100 crimes à Paris" (Ed. de l'Opportun). Journaliste à l'AFP, collaborateur du quotidien Ouest-France, spécialisé dans l'information juridique et judiciaire, Olivier Richou a publié en 1991 "Simone Weber, la bonne dame de Nancy" (Ed. Olivier Orban) puis, avec son confrère Michel Martin-Roland, "Paris, 100 crimes oubliés" (Ed. de l'Ecailler) en 2011, réédité en 2013 sous le titre "100 crimes à Paris" (Ed. de l'Opportun). Ce guide historique du Paris criminel et judiciaire recense tous les événements importants du XIXème siècle classés par lieux et replacés dans l'environnement de leur époque. Crimes crapuleux, pittoresques ou politiques, agitations ayant donné lieu à des jugements historiques ou tombés dans l'oubli, le livre révèle des images de la capitale d'alors et des évolutions de la société. Les autres livres de la collection sont "Le Paris des crimes et des juges avant le XIXème siècle" "Le Paris criminel et judiciaire au XIXème siècle", tome 1 (Arrondissements I à VII.) Journaliste à l'AFP, collaborateur du quotidien Ouest-France, spécialisé dans l'information juridique et judiciaire, Olivier Richou a publié en 1991 "Simone Weber, la bonne dame de Nancy" (Ed. Olivier Orban) puis, avec son confrère Michel Martin-Roland, "Paris, 100 crimes oubliés" (Ed. de l'Ecailler) en 2011, réédité en 2013 sous le titre "100 crimes à Paris" (Ed. de l'Opportun). Journaliste à l'AFP, collaborateur du quotidien Ouest-France, spécialisé dans l'information juridique et judiciaire, Olivier Richou a publié en 1991 "Simone Weber, la bonne dame de Nancy" (Ed. Olivier Orban) puis, avec son confrère Michel Martin-Roland, "Paris, 100 crimes oubliés" (Ed. de l'Ecailler) en 2011, réédité en 2013 sous le titre "100 crimes à Paris" (Ed. de l'Opportun).

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 244
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322263110
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 8930 kBytes
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Le Paris criminel et judiciaire du XIXème siècle 2

Le IXème arrondissement au XIXème siècle

Rue Auber :

Le 7 janvier 1880 à 7 heures et demie du matin, Marie Bière, une jeune cantatrice, descend d'un fiacre devant le numéro 17 de la rue. Elle arrive de chez elle, 5 impasse Caillard (v. 11ème arr, impasse Caillard) et descend là parce que c'est au 17 rue Auber qu'habite Robert Gentien. Cet homme l'a séduite avant de l'abandonner lorsqu'il a appris qu'elle était enceinte. Robert Gentien est un riche propriétaire bordelais. Marie Bière elle, est connue comme chanteuse lyrique sous le nom de Maria Beraldi. Elle a 32 ans. Elle a rencontré Gentien à Biarritz, en septembre 1877 et, séduite, n'a pas quitté cet homme, provoquant chez lui un certain agacement. Lui voulait rompre dès janvier 1878, mais n'y parvenait pas. Elle lui a alors appris qu'elle était enceinte. Devenu aussitôt furieux, il lui a conseillé l'avortement en refusant de donner son nom à l'enfant qui, dès sa naissance, a été placé en nourrice à Saint-Denis. Cette petite-fille est d'ailleurs morte subitement en avril 1879, à l'âge de six mois. Gentien a réduit aussitôt la pension qu'il versait, de 500 à 300 francs, en faisant savoir qu'il avait une autre compagne. Marie Bière, humiliée, a aussitôt décidé d'acheter un revolver et de s'entraîner avant d'aller l'attendre devant sa porte. Elle n'a pas à patienter longtemps. Lorsque Gentien sort de chez lui, elle le suit un instant, brandit un revolver et tire dans le dos par trois fois. Une seule balle atteint la cible, mais Gentien ne meurt pas. Pourtant, la jeune femme s'est entraînée... Marie Bière sera acquittée le 7 avril 1880 au terme d'un procès de trois jours, très médiatique, au cours duquel Me Lachaud, l'avocat pénaliste en vue de l'époque, a assumé la défense.

Un Italien nommé Cottolengo jette un verre de vitriol à sa femme, le 17 avril 1896, au coin de la rue Auber et du boulevard Haussmann. La femme perd les deux yeux. Elle est défigurée. Il lui reproche son refus de l'entretenir alors qu'elle vient de recueillir une succession de 40.000 francs. Le 30 novembre 1896, la cour d'assises prononcera 8 ans de travaux forcés et 10 ans d'interdiction de séjour, après la plaidoirie de Me du Bousquet.

Rue Ballu :

Dans la nuit du 13 au 14 janvier 1877, vers 2 heures, la veuve Gras, qui se fait appeler "baronne de Lacour", rentre chez elle, 5 rue de Boulogne (rue Ballu), avec un amant nommé René de La Roche, qui demeure habituellement en Touraine et qu'elle a convaincu de l'emmener ce soir-là au bal de l'Opéra. La grille franchie par La Roche à la descente du fiacre, il marche dans l'allée, cinq mètres devant son amie, lorsqu'il pousse un hurlement, atteint au visage par un jet de vitriol qui le défigure et lui fera pratiquement perdre les yeux. L'agresseur s'est déjà enfui par la grille encore ouverte et a disparu. L'enquête va établir que la veuve Gras, à 38 ans, a toujours été âpre au gain, à un point sordide. Fille de concierges de la rue de Ménilmontant, elle n'a jamais agi que par intérêt. Elle a épousé autrefois un nommé Gras avec lequel elle a tenu une épicerie, mais elle l'a laissé mourir de maladie à la fin de l'année 1876. Dans le même temps, elle a eu des amants et notamment un livreur de charbon nommé Mathieu Gaudry, 40 ans, de Saint-Denis, auquel elle faisait croire comme aux autres qu'elle l'épouserait. La Roche a finalement eu sa préférence parce qu'il était plus riche. Alors, elle a imaginé, au milieu de mille péripéties sordides, de le garder près d'elle, ce que lui refusait. Elle a fini, après des mois, par convaincre Gaudry, qu'il fallait se débarrasser de La Roche en l'aspergeant de vitriol. Gaudry a hésité, s'est fait prier, mais a finalement accepté, croyant qu'il serait épousé. En réalité, elle espère ainsi que La Roche, défiguré, restera près d'elle et qu'elle dépensera l'argent. Mais le juge Ragon a deviné. Gaudry est identifi

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