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Roland Mack Le maître des grands huit von Stieber, Benno (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 25.06.2015
  • Verlag: Verlag Herder GmbH
eBook (ePUB)
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Roland Mack

"Quand on peut faire la fête, on peut aussi travailler." Cette maxime est indissociable de la vie de Roland Mack, le fondateur du plus grand parc d'attractions d'Allemagne. Avec son Europa-Park, il bat tous les records et provoque l'enthousiasme chez les jeunes et les moins jeunes grâce à des grands huit spectaculaires, des spectacles enchanteurs et une conception raffinée d'un univers idyllique. Mais qu'est-ce qui se cache derrière tout cela, et surtout, qui ? Benno Stieber esquisse un portrait unique d'une entreprise familiale et nous laisse jeter un ?il dans les coulisses multicolores d'un parc de loisirs - scintillant, luxueux et un peu mystérieux.

Benno Stieber, lebt als freier Korrespondent in Karlsruhe. Er ist Autor bei Cicero, Brand eins und Merian. Mehrere seiner Wirtschaftsreportagen wurden mit Preisen ausgezeichnet.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 208
    Erscheinungsdatum: 25.06.2015
    Sprache: Deutsch
    ISBN: 9783451802911
    Verlag: Verlag Herder GmbH
    Größe: 19037 kBytes
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Roland Mack

Zirkus Macksimus 1

Un parc de contes de fées à l'ancienne, des allées plantées de vieux arbres, un train du Far West d'un rouge rutilant et un bateau à aubes, sans oublier un minigolf et un circuit de petits bolides pétaradants que l'on pouvait conduire soi-même. J'avais quatre ou cinq ans la première fois que nous sommes allés à Europa-Park ; c'était donc tout au début du parc. Depuis, comme de nombreuses autres familles de la région, nous y sommes retournés au moins une fois par an, toujours curieux de découvrir les nouveautés annoncées par le journal, comme la descente des rapides , le nouveau Quartier italien ou l'extraordinaire spectacle d'illusionnisme présenté dans le Théâtre baroque par un magicien de renom international. Europa-Park, pour moi comme pour bien d'autres, était alors le parc de mes rêves. Piloter un bateau à aubes coiffé de la casquette du capitaine ou être tiré par des dauphins dans un canot pneumatique à travers un bassin, voilà des expériences qui font partie de mon enfance au même titre que mon premier ballon de foot, les grottes et les cabanes dans la forêt ou ma première nuit passée seul sous une tente.

Dans le parc de Rust, j'ai participé à un dressage de chiens sur la scène en plein air. Le chien n'obéissait pas à mes instructions, n'en faisant qu'à sa tête, et c'est moi qui devais lui courir après en répétant mes ordres. C'est ainsi que je saisis pour la première fois que, dans le show-business, on use d'une multitude de petites astuces. J'assistai aussi ici à mon premier vrai spectacle de cabaret, tel qu'on n'en voyait alors que le soir de la Saint-Sylvestre sur l'une des deux chaînes de télévision. L'adolescent que j'étais fut marqué par les tenues moulantes des danseuses du ballet Maxim.

Las Vegas dans le fossé rhénan? Divertissement plutôt que culture? Ma famille n'était par chance nullement dogmatique sur la question de savoir s'il s'agissait là de pur consumérisme et de distraction vide de sens ou si l'on y trouvait effectivement une certaine valeur culturelle. Mes parents avaient un abonnement aux concerts de musique de chambre, nous écoutions de la musique classique pendant le petit-déjeuner du dimanche et tenions les livres en haute estime, mais il nous semblait tout aussi naturel de nous rendre ensemble au parc une ou deux fois par an pour rire du spectacle des perroquets et nous gaver joyeusement de barbe à papa. C'était alors loin d'être le cas dans toutes les familles: de nombreuses personnes cultivées, les enseignants de notre école en tête, affichaient une moue méprisante face à tant de commerce et d'évasion ludique.

Pourtant, le parc grandit de saison en saison, et moi avec lui. Pendant mes études, je perdis de vue les développements de Rust, et lorsque j'y revins, dix ans plus tard, le paisible parc était devenu un empire du divertissement, avec des hôtels et une quantité incroyable d'attractions.

Tout cela était l'oeuvre d'une famille originaire de la petite ville dans laquelle j'avais grandi, je le savais bien sûr depuis longtemps. Le terrain de l'entreprise des Mack à Waldkirch, au bord de l'Elz, était dans notre enfance un endroit mystique. On y voyait les montagnes russes et les autos tamponneuses y prendre forme pièce par pièce dans la cour de l'atelier. Je me souviens qu'il nous arriva de passer plusieurs après-midi aux aguets devant l'entreprise, sous la pluie et le vent: l'un de nous avait entendu son père dire qu'à une époque, les enfants étaient autorisés à tester les manèges avant leur livraison. Cela resta évidemment un vain espoir.

Chacun en ville connaissait l'histoire des entrepreneurs locaux qui, sceptiques, avaient refusé d'investir dans le parc de loisirs de Rust pour s'en mordre les doigts des années plus tard. Roland Mack avait bâti ce parc avec son père, lequel vécut encore longtemps dans sa maison située à l'arrière des bureaux de l'entreprise d

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