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Essai sur le patrimoine de Beaufort-en-Vallée : une manufacture royale de toiles à voiles von Schio, Jean-Marie (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.11.2016
  • Verlag: Books on Demand
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Essai sur le patrimoine de Beaufort-en-Vallée : une manufacture royale de toiles à voiles

Le tissage de toiles à voiles s'est développé industriellement, au milieu du XVIIIe siècle, dans certaines manufactures de la vallée d'Anjou, sous l'impulsion de Antoine-Louis Rouillé, alors secrétaire d'Etat à la Marine. La vallée de l'Authion était une terre privilégiée pour la culture du chanvre et il y avait, dit-on, à la fin du XVIIe siècle, plus de six cents métiers de tissage en action à Beaufort. C'est là que Pierre Deshays obtint, le 31 mars 1750, un privilège royal pour créer une manufacture de tissage de toiles à voiles, pour répondre aux commandes de la flotte française de navires. Le livre présente la vie de cette manufacture, avec son apogée au lendemain de la Révolution , jusqu'à son abandon total en 1862. Né en 1942, Jean-Marie SCHIO passe son enfance à Beaufort-en-Vallée, en Anjou. Ingénieur en constructions civiles et travaux publics de l'Etat, une carrière dans la fonction publique l'emmène sur plusieurs terrains pour conduire la réalisation d'ouvrages collectifs, puis administrer la réhabilitation de logements privés. L'heure de la retraite venue, il se consacre à sa passion pour les arts graphiques et la connaissance du patrimoine, en diverses régions et particulièrement en vallée de Loire.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 168
    Erscheinungsdatum: 29.11.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322159413
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 8029 kBytes
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Essai sur le patrimoine de Beaufort-en-Vallée : une manufacture royale de toiles à voiles

LES DÉBUTS DE LA MANUFACTURE ROYALE

Les besoins de la Marine de guerre

Pour équiper ses vaisseaux, la Marine commande des toiles de chanvre de différentes qualités. Les voiles des deux premiers étages sont les plus grandes et les plus utilisées. Elles doivent être constituées avec des toiles très solides. Elles doivent résister à la force du vent et à l'humidité. Elles ne doivent pas se déchirer, ni se déformer. Mais en même temps, elles doivent être légères et souples et se manoeuvrer facilement avec un nombre d'hommes réduit et ne pas surcharger inutilement le navire.

Seul le chanvre est alors utilisé sur les bâtiments les plus importants que sont les vaisseaux.

A partir de la deuxième moitié du XVIIe siècle, la marine de Colbert a fixé des normes précises de fabrication des toiles. Les toiles doivent être faites avec des chanvres de premier brin, de première qualité, filés et lessivés avec soin, pour ne pas nuire à la solidité des fils. La couleur des toiles est importante, ni trop rousse car trop raide, ni trop blanchie car trop fragile. Elles doivent être bien tissées et bien battues.

Il convient de se rapprocher de la qualité des toiles hollandaises, réputées plus solides que celles fabriquées en France. Elles sont toutes à un fil. Le tissage est plus serré et ainsi la toile est moins perméable.

Les expériences menées en France, jusqu'en 1730, en particulier dans les arsenaux de Brest et de Toulon, vont permettre d'améliorer la qualité des toiles, mais pas encore d'atteindre la qualité des toiles hollandaises ou anglaises.

Dans un réquisitoire du 8 octobre 1759 pour analyser le besoin de maintenir une manufacture à Arhantel, en Bretagne, il est admis que les voiles des Anglais et des Hollandais sont infiniment plus légères et moins susceptibles de se charger d'eau, parce qu'elles sont d'une toile plus fine, mais pas moins forte, car composées d'un même nombre de fils, tant en chaîne qu'en trame, filés plus fin et plus proportionnés les uns avec les autres. Ainsi, les jeux de voiles des vaisseaux anglais et hollandais, non seulement servent mieux mais durent le double des voiles françaises.

Dans sa conclusion, le rapport avance que le meilleur moyen pour permettre aux manufactures françaises d'approcher cette qualité étrangère serait de supprimer leur exclusivité qui interdit la concurrence et l'imagination des industriels pour obtenir la préférence.

Dans ces conditions, les toiles fabriquées dans les manufactures françaises mesurent de 50 à 60 aunes de long, sur 21 ou 24 pouces de large. Elles sont de différentes forces, et par conséquent de différentes espèces. Il y a des toiles à trois fils - trois fils de chaînes croisent ensemble un fil de trame - et des toiles à deux fils. Les premières servent à faire les grandes voiles, les misaines, les grandes voiles d'étai, et les petits focs des vaisseaux qui portent depuis soixante-quatorze canons jusqu'à cent vingt. Les toiles à deux fils servent à faire les grandes voiles d'étai et petits focs, destinées pour des frégates et de grosses flûtes. Elles servent aussi à faire des huniers, les artimons et civadières des vaisseaux et enfin, les grandes voiles, misaines, grandes voiles d'étai et petits focs des bâtiments qui portent depuis douze jusqu'à dix-huit canons. Elles ont 21 pouces de largeur.

D'autres toiles, nommées mélis simple - un fil de chaîne croise un fil de trame -, sont de deux espèces : celles de la première servent pour les perroquets de fougue des vaisseaux de guerre de tous les rangs, pour les focs des vaisseaux de soixante-quatorze canons et des rangs inférieurs, et enfin pour artimon, hunier et civadière des bâtiments de douze à dix-huit canons. Elles ont 21 pouces de largeur.

Les toiles mélis simple de la deuxième espèce, servent pour les perroquets, voiles d'étai, de hune, bonnettes ba

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