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Renée Rachel Van Cleef, l'oubliée de la place Vendôme La vie et la fin de vie de Renée Rachel fille du grand joaillier Alfred Van Cleef. von Richard, Jean-Jacques (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 14.01.2016
  • Verlag: Books on Demand
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Renée Rachel Van Cleef, l'oubliée de la place Vendôme

Renée Rachel Van Cleef est la fille unique de Alfred Van Cleef, le créateur de la très célèbre bijouterie "Van Cleef & Arpels. Née en 1896, elle a dix ans lorsque son père s'installe au 22 Place Vendôme. Cette maison sera vite reconnue internationalement. A la mort de son mari Emile Puissant, directeur commercial de la maison Van Cleef & Arpels, en 1926, elle reprend la direction artistique. Elle va connaitre la plus belle période de la Joaillerie Française. Survient la mort de son père en 1938 qui lui transmet ses parts de la société. Majoritaire des actions à 46%, elle devient la "Patronne" de Van Cleef & Arpels. Elle va devoir affronter l'insoutenable injustice. Les deux familles étant d'origine juive, elle organisera le sauvetage de son entreprise avant l'aryanisation voulue par les allemands et le régime de Vichy, Les Arpels se réfugieront en Amerique, elle à Vichy. Les tracasseries, vexations et autres inventions des séïdes du Maréchal Pétain la pousseront au suicide le 12 décembre 1942. C'est est fini des Van Cleef, ne restent plus que les Arpels. Extraordinaire aventure humaine que celle de cette femme qui connaîtra les plus belles heures, et les plus sombres de la Joaillerie Française. Ce livre est le fruit de cinq années de recherches.

Joaillier, ayant exercé les plus hautes fonctions au sein de sa profession. Expert judiciaire français en Joaillerie et Gemmologie admis à l 'honorariat auteur de livres et nombreux articles sur la Joaillerie et les pierres précieuses.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 292
    Erscheinungsdatum: 14.01.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322001187
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 2882kBytes
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Renée Rachel Van Cleef, l'oubliée de la place Vendôme

Chapitre 2

Jeunesse de Renée Rachel

On sait peu de choses de l'enfance de Renée Rachel, elle était fille unique d'Alfred et d'Esther puisque l'autre enfant qu'Esther avait eu était mort-né. Cette petite fille, vivant dans un milieu aisé, sans être riche encore, devait mener la vie des autres petites parisiennes de son âge et de son temps : ses cheveux devaient être longs, ses vêtements contraignants (le jersey n'existait pas encore), elle se devait de porter un chapeau lorsqu'elle sortait, chapeau souvent vaste, surmonté de tulle où de plumes. Comment courir avec. Renée Rachel avait 6 ans le 24 juin 1902, pour elle ce fut une grande fête de famille avec ses oncles Salomon, Jules et Louis Léon, son grand-père Léon Salomon Arpels et sa grand-mère Thérèse Mayer. C'était le premier mariage dans la famille Arpels depuis celui d'Esther sa mère, celui de Rachel Arpels avec Samuel Campignon.

Que de bijoutiers présents à ce mariage ! Abraham Dunes bijoutier, Léopold Mayer Bijoutier, et son père Alfred Van Cleef, qui avait 29 ans, (bijoutier à cette époque), et habitait au 28 boulevard Saint Denis et puis, était là aussi, Aaron Lelyveld qui était brodeur en or.

Une réception avait suivi la cérémonie avec un repas de fête durant lequel on mangeait du pain et de la viande, accompagné de musique et de danses. Après le repas, tous les invités se réunissaient afin de réciter les actions de grâces, c'est le Birkat Hamazone. Après cela, les sept bénédictions (Chéva Berakhoth) seront à nouveau récitées sur un verre de vin. De même, durant les sept jours qui suivent le mariage, les mariés sont invités par leurs proches à un banquet en leur honneur, qui est suivi encore une fois de la récitation des sept bénédictions.

Et comme son grand-père Salomon Léon Arpels habitait et travaillait à l'époque au 34 rue Drouot dans le 9 arrondissement de Paris, c'était la première fois qu'elle allait à la Grande Synagogue de la rue de la Victoire et très curieuse, elle se fit expliquer une gravure qui se trouvait sur le grand pignon semi-circulaire " Ce n'est autre que la maison de Dieu, c'est la porte du ciel "

Sur une photo en couleur qui doit dater de 1910, elle apparaît avec une petite coiffe alsacienne ; on la voit ni maigre, ni trop dodue, elle semble jouir d'une bonne santé, ce qui est précieux à une époque où les antibiotiques n'existent pas et où les contagions sont redoutées.

Il est probable qu'elle ne fréquentait pas l'école communale mais plutôt une Institution de Jeunes Filles où elle allait et d'où elle revenait toujours accompagnée car une petite jeune fille bien élevée n'allait pas seule dans la rue. Ou bien recevait elle chez elle l'enseignement d'une Institutrice ?

Ses parents étaient de confession juive, mais son père était peu pratiquant. La famille Arpels était plus attachée à la religion et faisait des dons nombreux à la Synagogue et sans doute, les grandes fêtes étaient-elles célébrées.

Au moment de l'adolescence, les garçons, après une longue formation comportant l'apprentissage de l'Hébreu biblique, acquièrent la maturité religieuse dans leur 13 année. Ce jour dit de " Bar-Mitsva " est l'occasion d'une grande fête à Synagogue et d'une réunion de famille et d'amis.

Pour les filles, les choses se passent plus simplement : elles deviennent responsables religieusement, mais elles ne sont pas appelées à lire les textes sacrés (La Torah) à la Synagogue.

Leur père, lui, sera appelé à cette lecture et prononcera une bénédiction pour elles. En 1922, une première " BatMitzvah ", a été célébrée aux Etats-Unis, elle suppose que les jeunes filles aient reçu une instruction proche de celle des garçons.

Renée Rachel aurait fait des études d'infirmière mais nous n'avons aucune précision sur l'endroit où elle les aurait faites.

Au début du mois

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