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Delacroix étude sur un Christ en croix von Xintaras, Zachary C. (eBook)

  • Verlag: Books on Demand
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Delacroix étude sur un Christ en croix

L'auteur de cette étude, Zachary C. Xintaras, est convaincu que Le Christ en croix sur panneau qu'il a vu dans une collection privée est celui cité par Eugène Delacroix dans une liste manuscrite trouvée dans un cahier de voyage en Afrique (Chantilly, Musée Condé, MS 300, folio 161). A. Robaut le mentionne dans son inventaire au no. 1699 sans référence à sa source le datant de 1840 et précisant qu'il appartenait à M. Dumas père. Tout ceci est inexact, comme le prouve l'ensemble des documents recueillis qui seront dévoilés dans cet ouvrage. Le tableau ne gure dans aucun inventaire des oeuvres de Delacroix. Dans cette étude, après un descriptif du panneau retrouvé, l'auteur trace l'historique du sujet et indique les points communs et les modi cations par rapport au tableau de Rubens Le Christ en croix - Recommandant sa mère à St Jean. Ce tableau perdu nous est connu grâce à la gravure de Jacob Neeffs. L'auteur examine aussi 19 détails qui caractérisent l'oeuvre et découvre un phénomène unique dans l'Histoire de la Peinture concernant la représentation du Christ sur la croix. Il s'agit du fait que l'artiste montre le Christ vivant avec corps entaché de sang. Pour commettre cet anachronisme et le répéter quatre fois Delacroix a certainement été in uencé par le Christ en croix sculpté par son ami Auguste Préault (cf. Journal, Plon, 1996, p. 132). Une autre caractéristique, unique je crois chez Delacroix à son époque, est sa pratique de mettre un "clair" sur le bout de nez. Dans notre panneau il le répète cinq fois. Le tableau retrouvé présente le Christ avec un corps éblouissant de lumière et agonisant sur la croix. Depuis sa première peinture religieuse (Le Christ devant Caïphe, 1818) jusqu'à sa dernière (Tobie et l'Ange, 1863), Delacroix a peint plus de 150 pièces religieuses sans compter 50 projets inexécutés. C'est dans la Bible qu'il a trouvé une mine inépuisable de sujets pour stimuler son imagination (cf. Journal, p. 75). Dans un prochain livre l'auteur présentera ses ré exions concernant Delacroix et la Religion. Au terme de cette longue recherche il n'hésite pas à nommer Delacroix peintre - prédicateur, vocation à laquelle il a cru dans sa jeunesse. (cf.Journal, p. 427) Zachary C. Xintaras est né à New Bedford, Mass., États-Unis. Il a fait des études en Histoire, Philosophie et Théologie en Amérique et en Europe. Depuis son arrivée en France en 1976, il continue à faire des recherches sur l'Histoire d'Art et Littérature de Byzance. Parallèlement, il s'est intéressé à l'?uvre d'Eugène Delacroix. Ceci est le second livre qu'il publie parmi ses trois études écrites sur un peintre qui l'a fasciné.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 132
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322124213
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 1367 kBytes
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Delacroix étude sur un Christ en croix

QUELQUES DETAILS (par ordre alphabétique)

1) LE CENTURION, LE SOLDAT, LE CHEVAL

Trois Évangélistes nous informent de la réaction du centurion lors de la Crucifixion du Christ: St. Mathieu 27, 54; St. Marc 15, 39 et St. Luc 23, 47. Selon St. Mathieu ce sont le centurion et ceux qui étaient avec lui qui ont dit: "Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu." Selon St. Marc et St. Luc le centurion seul a crié: " Vraiment, cet homme était Fils de Dieu" et "Sûrement, cet homme était juste. "

J. De Landsberg nous informe que Jacques de Voragine, dans sa Légende dorée (XIIe s.) fit de ce centurion un héros et un saint. Il note: "L'Évangile de Nicodème fit du port-lance le centurion qui commandait les soldats et lui donna le nom de Longinus du mot grec lonché signifiant "lance"), Longin en français ... Très tôt, les artistes prirent l'habitude de représenter Longin à cheval et il devint le saint patron des cavaliers." (p. 32)

Avant Rubens nous trouvons des peintures avec le centurion à cheval indiquant le Christ à partir du XVe siècle, par exemple chez le Maître des Grandes Heures de Rohan (vers 1420); Jean Fouquet (1455); Hans Pleydenwurff (1460); Hugo van der Goes (vers 1464); chez Pordenone (vers 1520-1525) on trouve 6 cavaliers dont deux et le centurion debout indiquant le Christ avec la main; Hans Baldung (1512); Tintoret (1565). Chez Agnolo Gaddi (1390-1396) c'est un homme debout qui indique le Christ avec la main. Otto Van Veen ( 1629) nous montre une personne à cheval indiquant aussi le Christ mais il n'est pas un officier romain. Plus tard Peter de Kempeneer, vers 1520, a peint trois personnes avec le même geste. Selon De Landsberg (p. 32) la tradition a très tôt fait du centurion le même homme qui avait donné le coup de lance et ceci explique pourquoi on trouve rarement dans un tableau les deux figures ensemble. Chez Simone Martini (1333-1342) et Paolo Veneziano (c. 1340) le centurion est debout et indique le Christ. Nous notons que Delacroix dans l'esquisse de Rotterdam et le tableau de Baltimore a représenté un seul homme, qui n'est pas le centurion, indiquant le Christ.

Dans le tableau retrouvé il y a quelques détails significatifs qui méritent d'être discutés. Nous commençons par l'étude de deux militaires romains. Il n'y a aucun doute qu'ils sont identiques à ceux que nous présente la gravure de Neeffs. Nous signalons néanmoins que la gravure nous les présente à la droite du Christ, inversant la position traditionnelle. Nous trouvons quelques exceptions à cette tradition, ex. chez Rubens, Le Coup de lance (1620) et Eugène Delacroix, Le Christ en croix (1853). Dans l'esquisse d'Anvers et dans le tableau que nous étudions, ils sont à sa droite.
LE CENTURION

Concernant le centurion, les historiens de l'armée romaine nous informent qu'il avait des insignia distinctifs: un casque en crin de cheval (une crête transversale, i.e. perpendiculaire tournée à l'avant) et une cape appelée paludamentum drapée d'une façon particulière réservée aux officiers. (cf. AERA dans WWW. reconstitution-romaine. com/centurion) Les casques avec une crête ont une origine hellénique, attique et corinthienne.

Ce motif se trouve dans l'oeuvre de Antonio Pisanello (c. 1395 -1455) qui a travaillé à Mantoue entre 1422 et 1440. Il existe chez Titien, aussi un peintre de Mantoue, surtout dans les portraits de Charles Quint (1500 -1538) où il porte un chapeau avec plume. Au Louvre dans le tableau attribué à Titien Ecce Homo (Inv. 747) le soldat porte un casque avec une crête blanche. Après Titien on le trouve chez Giuglio Romano (Rippi) (1499-1546) qui a aussi travaillé à Mantoue. Nous le trouvons dans ses fresques au Musée du Palais Ducal de cette ville intitulées Thétis délivrant Achille de ses armes et Scène de bataille dans la Salle de Troie. Il est présent dans son tableau au Louvre Le Triomphe de

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