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Souvenirs entomologiques - Livre IV von Fabre, Jean-Henri (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 07.07.2015
  • Verlag: Booklassic
eBook (ePUB)
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Souvenirs entomologiques - Livre IV

Souvenirs entomologiques - Livre IV was written in the year 1891 by Jean-Henri Fabre. This book is one of the most popular novels of Jean-Henri Fabre, and has been translated into several other languages around the world.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 161
    Erscheinungsdatum: 07.07.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635245864
    Verlag: Booklassic
    Größe: 558kBytes
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Souvenirs entomologiques - Livre IV

Chapitre 1 LE PÉLOPÉE

Des divers insectes qui font élection de domicile dans nos demeures, le plus intéressant, pour l'élégance des formes, la singularité des moeurs, la structure des nids, est certainement le Pélopée, à peine connu même des gens dont il fréquente le foyer. Ses habitudes solitaires, sa paisible prise de possession des lieux, sont cause du silence de l'histoire à son égard. Il est si discret, que son hôte l'ignore presque toujours. La renommée est aux bruyants, aux importuns, aux nuisibles. Essayons de tirer de l'oubli ce modeste.

Frileux à l'excès, le Pélopée se cantonne sous le soleil qui fait mûrir l'olive et chanter la cigale ; encore lui faut-il, pour sa famille, le supplément de chaleur de nos habitations. Son refuge ordinaire est la maisonnette isolée du paysan, avec puits ombragé d'un vieux figuier devant la porte. Il la choisit exposée à toutes les ardeurs de l'été, et riche, autant que possible, d'une ample cheminée où se renouvelle fréquemment un feu de broussailles. Les belles flambées des soirées d'hiver, quand se consume dans l'âtre la bûche sacramentelle de la Noël, sont autant de motifs qui décident du choix, l'insecte reconnaissant, à la noirceur de la cheminée, que les lieux lui seront propices. Un foyer non verni par la fumée ne lui inspire pas confiance : on doit transir en pareille demeure.

Pendant les chaleurs caniculaires, en juillet et en août, le visiteur, à la recherche d'un local pour son nid, brusquement survient. L'animation, le va-et-vient de la maisonnée, ne le troublent en rien : on ne prend pas garde à lui, et lui ne prend pas garde aux autres. À pas saccadés, il explore du regard, il ausculte du bout des antennes les angles du plafond noirci, les recoins des solives, le manteau de la cheminée, les flancs de l'âtre surtout, l'intérieur même du canal. L'inspection terminée et les lieux reconnus bons, il part. Bientôt il revient avec la petite pelote de boue qui donnera la première assise de l'édifice.

Le point adopté est des plus variables ; souvent il est aussi des plus singuliers, à la condition expresse que la température y soit égale et douce. Une chaleur d'étuve paraît convenir aux larves du Pélopée ; du moins l'emplacement de prédilection est-il l'entrée de la cheminée, sur l'un et l'autre flanc du canal, jusqu'à la hauteur d'une coudée environ. Ce chaud refuge a ses inconvénients. Atteints par la fumée, surtout pendant les feux prolongés de l'hiver, les nids y prennent un enduit marron ou noir semblable à celui qui vernisse la paroi de maçonnerie. On les prendrait pour des inégalités de mortier oubliées de la truelle, tant ils se confondent d'aspect avec le reste. Ce sombre badigeon est sans gravité, pourvu que la flamme ne vienne pas lécher l'amas de cellules, ce qui déterminerait la perte des larves, cuites à l'étuvée dans leurs pots de terre. Mais le péril de la flamme semble prévu : le Pélopée ne confie sa famille qu'aux cheminées dont l'ample embouchure n'admet sur les côtés que les fumées volumineuses ; il tient en suspicion celles qui, rétrécies, permettent aux flambées d'occuper toute l'entrée du canal.

Cette prudence n'exclut pas un dernier danger. Pendant la construction du nid, au moment où l'insecte, pressé par la ponte, ne peut se décider à chômer, il peut se faire que l'accès du logis lui soit barré momentanément ou même la journée entière, tantôt par un rideau de vapeur émané d'une marmite, tantôt par un tourbillon de fumée qu'entretiennent de mauvaises broussailles. Les journées de lessive sont les plus à craindre. Sous le vaste chaudron en ébullition continuelle, la ménagère entretient le feu du matin au soir avec tous les résidus du bûcher, brindilles, écorces, feuillages, matériaux de combustion intermittente et difficultueuse. La fumée du foyer, les vapeurs du chaudron, les buées de la cuve, forment devant l'âtre

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