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La religion dans les limites de la simple raison von Kant, Emmanuel (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 22.07.2019
  • Verlag: e-artnow
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La religion dans les limites de la simple raison

La Religion dans les limites de la simple raison est écrit en 1793 par Emmanuel Kant. Bien que le but et l'intention de l'auteur prêtent à discussion encore aujourd'hui, l'influence immense et durable du livre, sur la théologie et la philosophie de la religion, est incontestable. Le livre est composé de quatre parties ou 'pièces' écrites dans des revues et qui furent réunies par la suite. L'ouvrage tend à distinguer les éléments d'une foi purement rationnelle, qui pour Kant constitue l'essentiel de la religion, des éléments institutionnels. Il propose une intense réflexion sur le mal moral.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 226
    Erscheinungsdatum: 22.07.2019
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9788027302611
    Verlag: e-artnow
    Größe: 1181 kBytes
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La religion dans les limites de la simple raison

AVANT-PROPOS.

Table des matières
L'objet de cet écrit est la solution de l'un des trois grands problèmes qui s'agitent sourdement au sein des sociétés : je veux parler du problème religieux.

L'auteur de cette solution est l'illustre philosophe de Koenigsberg, dont le puissant génie devança de beaucoup les événements. Son grand nom trouve aujourd'hui de l'écho dans tout le monde éclairé ; mais l'homme remarquable qui le porta n'a pas encore été, en France, le sujet d'une de ces études patientes, curieuses des moindres détails, avides de toutes les circonstances caractéristiques, et, par conséquent, est à peu près inconnu de nous. La philosophie féconde qui est comme l'auréole de ce nom, est commentée aujourd'hui avec une persévérante ardeur ; et bientôt sans doute l'on nous développera, avec l'étendue que mérite ce point considérable de l'histoire, le rapport, déjà signalé, de l'oeuvre révolutionnaire de Kant avec les événements politiques au milieu desquels il l'accomplit. Dans cette double étude, celle de la vie vraiment antique de l'auteur de la Religion dans les limites de la raison , et celle du rapport de la haute spéculation avec l'état social à la fin du dernier siècle, on puisera les garanties d'austérité sublime, de vertu stoïque, ainsi que les preuves de la profondeur de génie, de l'étendue de coup d'oeil, qui ne peuvent jamais être plus nécessaires et jamais être exigées avec plus de droit qu'alors qu'il s'agit de l'immense question religieuse, de sa solution selon les exigences du présent et celles de l'avenir.

Cet important travail, qui confirmerait un des principes les plus féconds posé par M. Cousin, a été commencé déjà par plusieurs écrivains, mais est encore loin d'être achevé. Sa place serait évidemment en tête de cette publication, s'il ne devait former un gros livre à lui seul : nous n'entamons donc point ici ce trop vaste sujet. Nous voulons seule ment exposer l'idée-mère de la Religion de Kant, et fixer un moment l'attention sur le plan remarquable de cet ouvrage qui, ardu, hérissé, rebutant pour la forme, est tout à fait en rapport, pour le fond, avec les opinions instinctives des masses elles-mêmes au dix-neuvième siècle.

Toutefois, qu'on nous permette de raconter auparavant l'émotion qui, tantôt, à propos de l'ouvrage de Kant, s'empara de nous, et que nous tairions avec un soin scrupuleux, si de notre récit ne pouvait, ne devait résulter un enseignement utile.

Je m'occupais de réduire, dans ma pensée, le travail qu'on va peut-être prendre la peine d'étudier ; je coordonnais avec soin les réponses, ou ingénieuses ou profondes, que Kant fait aux diverses questions religieuses soulevées depuis dix-huit siècles, et même depuis le commencement de la réflexion dans l'humanité ; je reconnaissais avec bonheur l'accord de ses opinions philosophiquement mûries et des intuitions spontanées des sociétés dépouillées de préjugés religieux ; j'étais ravi d'admiration devant ce grand génie posant, il y a déjà soixante années, des principes qui ont germé dans les esprits, et qui porteront bientôt les fruits ardemment désirés ; j'étais plongé dans cette calme, douce et sainte méditation, lorsque je sentis tout à coup mon coeur, comme en proie à une vive crainte, battre violemment, un frisson de fièvre me parcourir tous les membres, et mes yeux se remplir d'amères larmes. Je venais de m'apercevoir que dans ce livre, pourtant vaste et profond, de Kant ; dans ce livre qui traite de la religion, le mot d' amour le mot de charité ne se trouvent point prononcés. A cette découverte tardive, je sentais mon âme comme se fondre d'admiration pour la doctrine catholique, qui m'apparaissait alors semblable à une de ces vierges grandes, belles et graves qui, par le chaste amour qu'elles nous inspirent, nous purifient. Dans ce moment, où je croyais m'être affranchi, trop tard ! d'une illusion, je ne

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